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« Marc Carnevale et moi, c’est pour la vie » : Lynda Lemay et le restaurateur liégeois nous racontent leur amitié

par RTL info avec Emmanuel Dupond et Guillaume Bruwier
C’est une histoire d’amitié presque improbable entre une chanteuse québécoise et un restaurateur Liégeois. Elle, c’est Lynda Lemay, célèbre chanteuse à texte. Lui, c’est Marc Carnevale, le patron d’une institution à Liège. Ils se sont rencontrés il y a plus de 20 ans et depuis, ils entretiennent des liens d’amitié très fort au point que l’artiste canadienne lui a écrit une chanson. Lynda Lemay était justement en concert à Liège la semaine dernière. L’occasion d’en savoir plus sur cette amitié.

On est vendredi 30 janvier. Dans son restaurant, Marc Carnevale discute avec son chef de salle de la soirée qui les attend. « Pour Linda ce soir, tu me confirmes 14 ? », lui demande-t-il. Après confirmation, il a une requête : « Comme d’habitude, tu me la mets là, comme ça ses fans ne peuvent pas aller l’emmerder », assène Marc avec tout le franc-parler qui le caractérise. La dernière fois que son amie Lynda Lemay était venue, c’était « à son dernier concert, il y a à peu près deux ans », se souvient-il.

Il offre aux artistes un millésime de leur année de naissance

Et ce soir-là, pas question pour lui de rater le spectacle de celle avec qui il entretient une relation d’amitié vieille de plus de 20 ans. « Ça a commencé par des bouteilles de vin. Je me rappelle que je suis arrivée dans ma loge. Est-ce que c’était ici ou à Lille ? Je pense que c’était à Lille. Il m’avait fait parvenir des bouteilles de vin. Après ça, on s’est rencontré à son restaurant, les Sabots d’Hélène. »

La cave du restaurant est une caverne qui renferme des millésimes insoupçonnables. Des bouteilles de tous âges qu’il offre aux artistes qu’il tutoie. Car ici, le tutoiement est de rigueur et le partage une religion.

« 1942 : Eddy Mitchell. 1967 : Laurent Gerra. 1928 : Annie Cordy. Ils ont eu leur bouteille. 1840 : Line Renaud. Non, je blague », énumère Marc Carnevale en sortant les bouteilles. « L’année de naissance de Linda Lemay : 1966. Elle est née la même année que Sophie Marceau et Dany Boon. Je le dis toujours. Une bouteille vide est aussi jolie qu’une bouteille pleine. Donc pourquoi ne pas la boire ? Et si elle n’est pas bonne, tu bois ton année de naissance, tu bois de l’émotion », raconte-t-il, et qu’importe si les arômes du vin se sont évanouis avec le temps.

Un amoureux de la chanson chez qui les repas se prolongent

Marc Carnevale jouit d’une réputation de bon vivant. Il est aussi amateur de poésie. C’est d’ailleurs tout de suite ce qui a plu à Linda Lemay. « Il y a la bonne bouffe, il y a les bons vins, mais il y a aussi cet amour de la chanson. Souvent quand on termine les soirées chez lui, on va sortir la guitare, on va chanter des chansons qu’on connaît ou je vais faire découvrir même des chansons nouvelles », explique-t-elle, bien aidée en cela par sa capacité à faire fi des décalages horaires. « Ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que Linda Lemay garde souvent son horaire québécois. Donc elle finit souvent très tard et elle vient manger souvent très tard », révèle le restaurateur.

« Et un soir, on rigolait, on faisait la fête et puis je n’oublierai jamais parce qu’elle a beaucoup d’humour, Linda. Et elle m’a regardé : ‘Tu sais Marc, à part te faire l’amour toute la nuit ou t’écrire une chanson pour te faire plaisir, je ne sais pas quoi faire’. Puis elle m’a regardé : ‘Je vais t’écrire une chanson’. Donc j’ai trouvé ça très drôle. »

Une chanson en son honneur

Ce qu’elle fait en l’espace de quelques minutes dans un avion. Elle l’enregistrera plus tard pour son album éponyme sorti en 2013. La chanson s’appelle Le Bonhomme Carnevale.

« C’est une chanson qui le décrit tellement bien. Je dirais qu’avant même de l’avoir rencontré, je suis sûre qu’en écoutant la chanson, on a une bonne idée de qui est le bonhomme », explique-t-elle. Pour avoir un peu plus d’informations encore, elle s’est adressée à Steve Thiry, son garçon de salle. « Elle est venue me questionner pour avoir quelques infos sur Marc. Je lui ai donné quelques infos et elle en a fait juste un bijou. »

« Je m’attendais à une chanson hyperdrôle et non, elle est finalement hypertendre. D’ailleurs, je peux te dire que les membres de ma famille, quand ils l’ont entendu pour la première fois, ils chialaient, ils pleuraient », assure Marc Carnevale.

Marc Carnevale et moi, c’est pour la vie
Lynda Lemay

Ce vendredi-là au Forum, c’est en live qu’il a pu la réécouter, lui qui connaît sa chanson par cœur. « Il y a quelqu’un de très spécial dans le public ce soir. C’est mon ami Marc Carnevale, des Sabots d’Hélène. Mon Marc, je ne sais pas exactement où tu es dans la salle », a-t-elle d’abord demandé avant qu’il ne se lève. Puis elle a chanté.

« C’est sûr que c’est une relation d’amitié qui ne va jamais se terminer. Il y a des choses, il y a des évidences comme ça dans une vie, des vraies rencontres », explique-t-elle. « Quand on ne se ment pas, quand on est qui on est dès le départ, on ne peut pas se décevoir. C’est quelque chose dont je suis absolument certaine. Donc Marc Carnevale et moi, c’est pour la vie. »

Comme à chacun de ses passages en Belgique, Lynda Lemay est allée dîner ce soir-là chez son ami le Bonhomme Carnevale. Et comme de coutume, la soirée s’est prolongée jusqu’au petit matin.

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