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La justice britannique a déjà condamné plus de 200 personnes pour leur implication dans les émeutes d'extrême-droite qui ont éclaté dans plusieurs villes britanniques cet été. Dans la grande majorité des cas, les tribunaux ont condamné les prévenus à des peines de prison, ressort-il jeudi d'une analyse de l'agence de presse britannique PA.
Les chiffres montrent que 193 des 202 personnes condamnées ont écopé de peines de prison. La sentence la plus lourde a été prononcée à l'encontre d'un homme de 48 ans originaire de Kingston upon Hull, dans le nord-est de l'Angleterre. Il a avoué devant le tribunal avoir participé aux émeutes, être impliqué dans une tentative d'incendie criminel et avoir commis à des dommages matériels à caractère raciste. Il a par conséquent été condamné à six ans de prison.
Le plus jeune prévenu à avoir été condamné est un adolescent de 13 ans, qui s'était joint à une foule pour jeter des projectiles sur un hôtel accueillant des demandeurs d'asile à Manvers, dans le nord de l'Angleterre. Il est désormais contraint de respecter les conditions imposées par le tribunal pendant un an. Le jugement à l'encontre d'un garçon de 12 ans sera prononcé la semaine prochaine.
Le Royaume-Uni a été secoué cet été par de violentes émeutes anti-immigration et islamophobes après le meurtre de trois fillettes le 29 juillet, sur fond de rumeurs en ligne décrivant le suspect comme un demandeur d'asile musulman. Il s'agissait en réalité d'un adolescent, Axel Rudakubana, né à Cardiff au Pays de Galles, dans une famille, selon des médias, originaire du Rwanda, pays très majoritairement chrétien.
Afin d'enrayer la violence, le gouvernement avait promis une réponse judiciaire ferme et rapide et les forces de l'ordre ont procédé à plus de 1.000 arrestations et plus de 500 inculpations.