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Olivier Vanderborght a été condamné à 28 ans de réclusion par la cour d’assises de Bruxelles dans la nuit de vendredi à samedi. Reconnu coupable du crime de parricide sur la personne de sa grand-mère maternelle, Jeanine Fabry, il sera également mis à disposition du tribunal d’application des peines pour 10 ans, a décidé la cour d’assises.
Le coupable a commis le meurtre de sa grand-mère le 7 octobre 2023, lorsqu’il avait 31 ans. Jeanine Fabry avait 83 ans. Entré dans son appartement d’Auderghem en pleine nuit, son petit-fils lui a donné une dizaine de coups de maillet à la tête, pendant son sommeil. Olivier Vanderborght a ensuite transporté son corps dans une valise jusqu’à Vresse-sur-Semois, où il a été découvert par les enquêteurs le 14 octobre 2023.
Pour déterminer la peine d’emprisonnement, les jurés et les juges de la cour d’assises de Bruxelles ont retenu, entre autres, l’extrême gravité des faits, la violence « sauvage et inouïe » de l’acte meurtrier, la lâcheté et le manque d’empathie de l’accusé, ses antécédents judiciaires pour une tentative d’empoisonnement, ainsi que sa dangerosité pour la société vu ses « traits marqués de psychopathie ».
La perpétuité évitée
La cour d’assises a retenu deux circonstances atténuantes chez l’accusé : le caractère dysfonctionnel de son noyau familial et la reconnaissance des faits dès sa première audition par les inspecteurs, le 13 octobre 2023.
En retenant au moins une circonstance atténuante pour le coupable, la cour d’assises a écarté la réclusion à perpétuité sollicitée par le parquet général. Olivier Vanderborght était déjà condamné le 26 avril 2021 à une peine de 10 ans d’emprisonnement pour une tentative d’empoisonnement sur le mari d’une ancienne partenaire. Les 28 ans de détention pour le crime de parricide, décidée vendredi par la cour d’assises, s’ajoutent à cette première peine.
















