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À Liège, l’incendie de la Tour Kennedy survenu le 24 juin 2024 demeure un épisode tragique gravé dans les esprits. Ce dramatique événement, ayant causé la mort de trois personnes, a suscité une profonde réflexion de la part des pompiers locaux. Dix-huit mois après ce drame, un rapport détaillé a été présenté pour analyser les multiples obstacles rencontrés durant l’intervention et proposer des mesures concrètes pour éviter qu’une telle tragédie ne se répète.
Parmi les principales difficultés recensées, la complexité architecturale de cet édifice de 28 étages a joué un rôle crucial. La numérotation peu intuitive des niveaux a également ralenti l’intervention des secours. Une autre faille majeure identifiée est la gaine technique non ventilée, laquelle fut le vecteur principal de la propagation rapide des flammes. Ces éléments démontrent à quel point certains bâtiments anciens sont mal préparés à répondre aux normes modernes de sécurité incendie.
Des renforts de toute part
Le jour du sinistre, plus de 70 pompiers ont été mobilisés dans une opération de grande ampleur. Pendant près de 24 heures, ces hommes et femmes ont uni leurs efforts, soutenus par des équipes venues de Bruxelles, d’Anvers, du Luxembourg et même par des hélicoptères de l’armée belge. Cette coopération exceptionnelle souligne la gravité de la situation et l’importance de disposer de moyens adéquats dans les interventions d’urgence.
Face aux lacunes identifiées, le rapport préconise des améliorations significatives. Parmi elles, un contrôle renforcé de la colonne technique du bâtiment, une modernisation du système de ventilation, ainsi qu’une révision des procédures de coordination entre les services de secours. Ces recommandations visent à renforcer la sécurité de la Tour Kennedy et à prévenir de futures catastrophes.
Les habitants de la Tour, profondément marqués par cet incendie, expriment à la fois espoir et attentes devant ces propositions. Marie-Paule, une propriétaire, témoigne. « Il est grand temps qu’il sorte un rapport des pompiers pour savoir ce qui est en ordre et ce qui ne l’est pas, qu’on sache comment on vit ici, parce qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer. »















