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« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer ». C’était la devise de Guillaume d’Orange, et elle résume plutôt bien la situation des négociateurs des 7 partis, 3 francophones le MR, le PS, Les Engagés, et 4 flamands : Vooruit, CD&V, Anders et Groen, on y croit un peu, beaucoup, modérément, mais il n’y a plus guère le choix, après un an et demi sans gouvernement, il faut y aller – et cette forme de coalition à 7 détient une majorité au parlement bruxellois.
Qu’est-ce qui a permis d’arrimer ces partis autour de la table de négociation ?
De l’avis de plusieurs sources, le retournement de veste du parti Anders, les anciens libéraux flamands, ce week-end, a été capital. C’est la première fois, en effet, que le petit parti de droite accepte de monter dans un futur gouvernement bruxellois en laissant tomber la NVA – un parti que le PS ne veut pas voir siéger au gouvernement.
On ajoutera que c’est le négociateur Anders, le ministre du Budget Dirk de Smet, qui a été le déclencheur de cette opération, c’est lui qui a convaincu son président de parti de lâcher la NVA en échange d’un cadre budgétaire très strict pour Bruxelles – un retour à l’équilibre en 2029.
Bientôt un futur Ministre-Président… ou plutôt une !
« Habebimus Papam », pour ceux qui ont fait latin : « nous aurons un pape », ou même peut-être une papesse, puisque c’est le MR qui -dans cette configuration- aura la ministre-présidence et la personne la mieux placée s’appelle Valentine Delwart. C’est elle, la libérale, qui pourrait devenir Sainte patronne des Bruxellois.















