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Le mystérieux appartement parisien de 800 m² de Jeffrey Epstein intrigue : que s’est-il passé entre ces murs ?

par Christophe Giltay
Pas un jour sans une révélation dans l’affaire Epstein. Aujourd’hui intéressons-nous à l’appartement que le milliardaire possédait à Paris. 800 mètres carrés, avenue Foch, à deux pas de l’arc ce triomphe, acheté en 2002, pour 3,5 millions d’euros. Il y recevait de nombreux invités français et étrangers. Et parfois jusqu’à quatre masseuses par jour.

L’avenue Foch est l’une de plus chère au Monde. Jeffrey Epstein y pose ses valises en juin 2002 au numéro 22. Un « modeste » pied à terre de presque 800 mètres carrés avec quatre salles de réception, un grand espace de travail, une salle à manger, une cuisine, une suite parentale avec bureau, dressing et salle de bains en marbre, une salle de fitness, ainsi que quatre chambres.

Acheté à l’époque 3,5 millions d’Euros il en vaut aujourd’hui deux à trois fois plus. Le volet Jack Lang de l’affaire a mis en évidence les liens que le milliardaire entretenait avec la France, où il passait quatre mois par an. Il découvre Paris en 1996, au début il réside à l’hôtel Bristol à 5 minutes de l’Elysée. Mais il a besoin de plus pour étaler sa magnificence.

Les murs gardent leurs secrets

Dès 2001 il loue l’appartement qu’il achètera un an plus tard. Il embauche un majordome pour s’en occuper et le garder en son absence, et il dépense des sommes folles pour en faire une vitrine luxueuse. Son fournisseur : le cabinet d’architecture intérieure, Pinto, l’un des plus côtés sur la place ; le financier lui verse 660.000 euros en mars 2016, puis 400.000 en août 2017. Parmi les pièces le plus imposantes du logement son immense salle de sport super équipée et un salon de massage décoré de nus… disons artistiques.

La question est sur toutes les lèvres, que se passait-il derrière les murs opaques de ce palace ? D’abord des rendez-vous d’affaires comme avec Caroline Lang, la fille de Jack, pour monter leur société offshore aux iles vierges américaines. Ensuite des relations de prestige. Sans ses mails, révélés par la justice, il contacte plusieurs amis pour lancer une invitation à Nicolas Sarkozy, dont une destinée à une conversation autour du Proche Orient avec l’ancien premier ministre israélien Ehoud Barack. On ne sait pas si elle a finalement eu lieu.

Il ne chasse que du gros gibier, Steve Banon, à l’époque proche de Donald Trump, le mathématicien futur ministre Cédric Villani, le cinéaste oscarisé Michel Hazanavicius. Il prête aussi l’appartement, ainsi en juillet 2018, à Eva Andersson, la femme du milliardaire Glenn Dublin.

La police ne trouve rien

Et puis il y a les massages, parfois quatre par jour, pratiqués par des jeunes femmes rabattues de New York à Moscou, avec l’aide d’amies mannequins.

À la demande d’une association de victimes, une information judiciaire pour viols est ouverte en France en Août 2019. La Police Judiciaire perquisitionne le domicile parisien d’Epstein pendant des heures. Saisi des ordinateurs mais ne trouve pas grand-chose. Est ce hasard ? Son majordome était passé un peu avant.

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