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Interrogé sur les fusillades liées au trafic de drogue, qui touchent principalement la ville de Bruxelles, Bernard Quintin, ministre de l’Intérieur, a souligné son inquiétude pour la population civile : « C’est une crainte permanente. Qu’il y ait une victime innocente dans les fusillades à Bruxelles ou ailleurs dans le pays. »
Le ministre de l’Intérieur affirme d’ailleurs faire du crime organisé une des luttes principales sous son mandat : « C’est pour ça qu’on prend des mesures extrêmement claires et fortes depuis le début de mon mandat. » Ces mesures visent notamment à « renforcer les services de la police et la sécurité ».
Opérations coup de poing
Elles prennent forme « par l’installation de réseaux de caméras plus performants, par des opérations coup de poing qu’on a commencé à mener à la rentrée dans les différentes villes pour vraiment s’attaquer à la criminalité organisée à tous les niveaux, au niveau de la rue, du deal, mais aussi de ceux qui apportent la drogue et des grands pontes qui ne sont en général pas en Belgique », explique Bernard Quintin.
Selon le ministre de l’intérieur, ces grands barons de la drogue en Belgique sont issus de plusieurs mafias de la drogue qui sont actives en Belgique. Il cite : « la mafia marseillaise, mais qui est liée plutôt à des réseaux algériens, vous avez la Mocro Maffia, vous avez encore des mafias italiennes, vous avez une mafia albanaise ».
Des extraditions
Ces organisations ne disent cependant pas forcément quelque chose de l’identité et de la nationalité des personnes qui en font partie, nuance Bernard Quintin. Le crime organisé a une portée internationale : « Ça va de la production, à la consommation », affirme le ministre de l’Intérieur.
Il explique notamment réaliser un travail de collaboration important « avec les pays de la péninsule arabique où un certain nombre de ces personnes trouvent refuge ». Un travail qui a déjà permis de procéder à certaines extraditions importantes.


















