Partager:
Une semaine de grève bouleverse le secteur ferroviaire belge. Les cheminots de la SNCB protestent contre la libéralisation progressive du rail, un processus européen qui doit se concrétiser d’ici 2032. Cette ouverture à la concurrence remet en question le modèle public actuel, suscitant l’opposition des travailleurs et des syndicats.
Marc Botenga, député PTB européen, a rappelé dans le 7h50 de bel RTL s’être opposé, avec ses partenaires, à ces projets de libéralisation. « Les cheminots, les syndicats se sont mobilisés pour bloquer [les lois]. Elles sont passées quand même. »
Toutefois, il rappelle que la Belgique dispose encore de marges de manœuvre pour sauvegarder son système ferroviaire public. « Je ne veux pas que ça serve d’excuse au gouvernement belge parce qu’à l’intérieur de ces lois européennes, il y a moyen de maintenir l’attribution directe sous certaines conditions et garder le modèle que nous avons et l’expliquer à l’Europe ».
Concernant les résultats de la libéralisation dans d’autres pays, le député PTB se montre sceptique et prends deux exemples pour appuyer son argumentaire : « Prenons l’exemple de l’Allemagne. Les trains ne sont pas à l’heure. Allez à la gare des Guillemins, à Liège, regardez le nombre de fois où des trains qui viennent d’Allemagne ont des retards immenses. »
Autre contre-exemple : « Les prix ont explosé et les trains ne fonctionnent pas. Ils ont même dû discuter de la renationalisation de certaines lignes. Ils ont un service qui est pire et qui est plus cher. »














