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« Make Belgium Great again » : voici ce que pense l’ambassadeur des États-Unis de notre pays

Par RTL info avec Marine Skinkel et Christophe Deborsu
Donald Trump, artisan de la paix en Ukraine ? L’ambassadeur américain en Belgique défend son rôle.

Invité sur RTL info, l’ambassadeur des États-Unis en Belgique, Bill White, a mis en avant les liens historiques et stratégiques entre nos deux pays, tout en défendant la vision de Donald Trump sur les enjeux mondiaux, notamment la guerre en Ukraine.

Interrogé sur les grandes puissances mondiales, Bill White a reconnu que les États-Unis restent « préoccupés », notamment par la Chine, désignée comme une « menace militaire et financière » dans la dernière stratégie de sécurité américaine. Cette stratégie a été définie « par le président Trump le mois passé », a précisé le diplomate.

Concernant la Russie, l’ambassadeur a rejeté l’idée d’une guerre directe. « Nous, les États-Unis, ne sommes pas en guerre avec la Russie », a-t-il assuré. Et d’ajouter : « Beaucoup de personnes aiment demander au président Trump ou au président Zelensky d’avoir des mots durs à l’égard de la Russie. […] Mais actuellement, nous travaillons à l’élaboration d’un accord de paix. »

Selon lui, la posture de l’administration Trump est claire : éviter les critiques inutiles et œuvrer en coulisses à une résolution du conflit. « Ce que nous voulons, c’est une paix, une paix durable. Et je sais que le président Trump a pour principal objectif de mettre fin à cette tuerie, de mettre fin à cette guerre. »

Le Groenland et l’OTAN : un enjeu stratégique

Évoquant les propos polémiques de Donald Trump sur le Groenland, Bill White a tenté de les remettre dans un cadre stratégique. « Le président Trump parle de l’achat du Groenland comme étant un actif stratégique clé pour les États-Unis », a-t-il expliqué, ajoutant que la région joue un rôle essentiel pour « protéger l’ensemble de nos alliés ».

Selon lui, loin de menacer l’OTAN, cette vision participe d’un « effort collectif » de défense. « Je pense que dans les jours, les semaines à venir, nous nous rendrons compte de l’importance stratégique du Groenland », a-t-il insisté.

Quelques critiques sur la Belgique

Enfin, interrogé sur ce qu’il « déteste » en Belgique, l’ambassadeur a évoqué des défis à relever. « Je dirais que l’on doit porter une attention plus particulière à l’immigration clandestine », a-t-il déclaré.

Il a également plaidé pour un meilleur dialogue : « On doit se parler dans le respect et faire en sorte que la Belgique soit de nouveau forte. » Bill White a insisté en reprenant des propos bien connus de son président : « Make Belgium Great Again »

Cependant, l’ambassadeur américain Bill White a souligné la solidité des relations entre les États-Unis et la Belgique. « Le Royaume de Belgique est un grand pays. Nous sommes partenaires et alliés depuis plus de 100 ans », a-t-il affirmé.

Il a également tenu à rappeler l’engagement historique des soldats américains venus « libérer la Belgique, non pas une fois, mais deux fois », pendant les deux guerres mondiales.

Selon lui, les relations entre les deux pays sont marquées par des liens économiques, culturels, mais aussi une affection mutuelle : « Les Américains adorent les Belges. Je pense que ça s’applique également dans le sens inverse. »

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