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Qui pour reprendre les rênes d’Écolo ? Au sein du parti, les candidatures ne se bousculent franchement pas…

Par RTL info avec Benoit Duthoo et Xavier Gérard
Ce lundi, c’était au tour du parti Écolo de présenter ses vœux de Nouvel an. Des Verts qui n’ont toujours pas de présidents, depuis la démission des co-dirigeants Marie Lecocq et Samuel Cogolati, il y a 2 mois. Une équipe de transition a été mise en place, mais aucun candidat ne s’est encore manifesté pour reprendre les rennes du parti.

Au sein du parti Ecolo, toujours orphelins de présidents, les candidatures, et c’est le moins qu’on puisse dire, ne se bousculent franchement pas. « J’ai déjà eu l’occasion d’annoncer aux militants que je ne serai pas candidate pour la coprésidence et que je poursuis mon mandat européen », annonce d’emblée Saskia Bricmont. « Non, absolument pas », renchérit Zakia Khattabi. « Cela ne fait pas partie de mes aspirations aujourd’hui », note quant à elle Céline Tellier, ancienne ministre wallonne. « Je ne vais peut-être pas vous surprendre non plus, mais je ne suis pas candidate », continue Rajae Maouane, ancienne coprésident, elle-même.

Comme constaté, pas de candidat a priori parmi les figures les plus connues du parti. L’occasion pour des élus communaux de se faire une place plus exposée ? Vincent Vanhalewyn et Thibault Wyngaard sont tous les deux échevins… mais pas plus intéressé. « Non, pas du tout », chez le premier. « Non, je ne suis pas candidat », chez le second.

De ce fait, pas de candidat déclaré officiellement alors que la date de clôture des candidatures est fixée au 25 janvier. Après la démission du duo précédent fin novembre, les sondages peu flatteurs, la tâche est-elle trop compliquée, le défi trop important ? « Je pense qu’on prend toutes et tous la mesure du moment pour Écolo, mais aussi pour l’écologie politique en général. Les choses se font sereinement et en toute discrétion. Je pense que c’est plutôt une bonne chose », maintient Zakia Khattabi.

« Je crois qu’il y a différentes personnes qui y pensent et qui consultent et qui réfléchissent. Il y a évidemment un grand travail devant nous pour rassembler la famille écologiste et pour travailler à une transformation de notre société », assume Vincent Vanhalewyn, échevin à Schaerbeek.

On sait que chez Écolo, le duo doit être formé d’un homme et d’une femme, l’un venant de Wallonie, l’autre de Bruxelles : des critères à respecter pour trouver le bon profil. « À la fois, je dirais, de la nouveauté et de l’expérience. Un profil qui soit rassembleur, des personnes enthousiastes et motivées. Je pense qu’en interne, on a suffisamment de personnes qui sont capables de relever le défi », estime quant à lui Thibauld Wyngaard, échevin à Uccle.

« Des personnes qui peuvent certainement aussi toucher des publics qui sont peut-être un peu partis des Écolo ces dernières années. Donc je pense qu’on a aujourd’hui une analyse qui a été faite sur les raisons de la défaite. On doit pouvoir utiliser pour profiler le meilleur duo de candidats dans les prochaines années », note Céline Tellier, désormais députée régionale.

Reste une question : faut-il revoir les statuts et abandonner l’idée du duo ? Avoir simplement un président ou une présidente ? « Tout le travail interne de refonte se penche sur cette question-là. Elle sera laissée à la réforme des statuts. Pour ce duo-ci, ce sera un duo. Pour le suivant, il se pourrait bien que les choses évoluent », conclut Saskia Bricmont.

L’élection aura lieu à la mi-mars.

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