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Accro aux réseaux sociaux ? Voici comment les algorithmes créent une forme d’addiction

par RTL info avec Julien Crête et Gaetan Zanchetta
Les réseaux sociaux sont accusés de créer une forme d’addiction qui peut parfois s’avérer dangereuse. Mais pourquoi ? Comment les algorithmes utilisés sur ces plateformes peuvent-ils nous rendre dépendants ?

C’est devenu un réflexe, presque une pulsion : impossible de s’en passer. À tout moment, en tout lieu, on déverrouille l’écran sans même y penser. Le téléphone semble nous appeler sans relâche, et toutes les excuses sont bonnes pour y replonger. « Beaucoup les jeux. C’est surtout ça. Sans les jeux, je ne suis rien », dit un jeune homme. « J’ai pris l’habitude de faire ça, du coup quand je ne les fais pas, je m’ennuie », confie un autre. Une jeune femme nous raconte qu’elle consulte surtout des contenus sur la thématique du bien-être. « Ça m’intéresse, tout simplement », dit-elle.

Les réseaux sociaux semblent si bien nous connaître, faisant référence à nos passions, nos projets. Et pour cela, chaque jour, les contenus que nous visionnons et les communautés de fans que nous représentons sont analysés, enregistrées. Le reste, ce sont les mathématiques qui s’en chargent, les fameux algorithmes. 

Le rôle des algorithmes et de la dopamine

Corentin Vande Kerckhove, professeur d’analyse de données à l’UC Louvain, explique que le processus : « On va regarder la caractéristique de la vidéo pour voir ce qui pourrait nous plaire. On va regarder les gens qui nous ressemblent et on va regarder quelles vidéos ils ont pu apprécier et nous faire une recommandation à partir de là ».

Cette envie si forte que peuvent ressentir certaines personnes face aux réseaux sociaux, nous la devons aussi à la chimie : la dopamine, l’hormone du plaisir, secrétée lors de chaque sollicitation. Un like, un commentaire reçu, une vidéo, un mécanisme bien précis, que décrit Gaetan Devos, psychologue grand hôpital de Charleroi : « On va aller rechercher cette sécrétion de dopamine qui va motiver à aller chercher du plaisir, dans le rire suivant, le sourire, l’amusement… Et puis j’en veux encore, encore et encore ».

Aucune norme n’existe actuellement pour limiter le flot d’informations qui peuvent nous être envoyées. Sur le long terme, des messages préventifs pourraient apparaître lorsque nous consultons des vidéos à la chaîne. Une initiative européenne, pourquoi pas, encore bien loin d’être concrète.

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