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De la tricherie en F1 ? Ces deux équipes auraient trouvé une technique pour écraser la concurrence

par Alexandre Braeckman
Red Bull et Mercedes sont accusés d’avoir exploité une zone grise du règlement, qui leur permettrait d’obtenir un avantage significatif en piste. De quoi faire gronder le peloton.

Chaque changement de réglementation est accompagné de polémiques en F1. Cette fois-ci, c’est le taux de compression des moteurs qui est au centre d’une controverse, en vue de la saison 2026. Deux des plus grands motoristes, Mercedes et Red Bull Ford, auraient découvert une façon d’aller au-delà de la limite établie, exploitant des zones grises du règlement. De quoi gagner un énorme avantage et faire gronder la concurrence.

15 chevaux de plus ?

Le taux de compression est une donnée clé en mécanique des moteurs. Il s’agit de la pression générée à l’intérieur des cylindres lorsqu’un mélange d’air et de carburant y est comprimé avant d’être enflammé. Un taux élevé permet de maximiser la puissance dégagée par le moteur.

En Formule 1, cette valeur est réglementée : la limite fixée par le règlement géométrique est à 16 : 1. Cependant, cette mesure est effectuée à température ambiante, une subtilité qui a ouvert la porte à des interprétations différentes en conditions de fonctionnement réel, où les moteurs atteignent des températures bien supérieures.

Selon les informations partagées dans les coulisses du paddock, Mercedes et Red Bull Ford auraient mis au point une approche permettant d’atteindre des taux de compression allant jusqu’à 18 : 1 lors de l’utilisation en course. Antoni Coppi, un analyste spécialisé, explique : « Le taux de compression supplémentaire au-delà de la valeur légale, ça pourrait offrir un boost de 10-15 chevaux », rappelle tout de même Antoni Coppi.

Une telle avance semble faible à première vue, mais sur une grille de Formule 1, elle pourrait contribuer à des gains de plusieurs dixièmes de seconde au tour.

Et maintenant, on fait quoi ?

La Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) se retrouve aujourd’hui face à un dilemme réglementaire. D’une part, le règlement actuel stipule cette limite spécifique de 16 : 1 lors des vérifications à froid. Cependant, un autre article impose que les voitures respectent les règles à tout moment durant les courses, y compris quand les moteurs sont soumis à des températures élevées.

Cette ambiguïté a mené à un débat complexe entre les diverses interprétations, semant la confusion quant à l’application concrète de ces règles. Parmi les options à l’étude, la FIA pourrait réagir de deux manières. Soit elle interdit purement et simplement cette pratique en imposant des ajustements aux moteurs concernés, ce qui constituerait un revers logistique conséquent pour Mercedes et Red Bull Ford.

Soit elle la reconnaît comme légale, ce qui inciterait toutes les autres écuries à se conformer à cette approche. Cette dernière possibilité ouvrirait la voie à une période frénétique de rattrapage technologique, un défi que des marques comme Honda et Audi suivraient de près.

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