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Une ancienne reine d’Angleterre cachait une passion… qui lui a coûté son sourire : « En consommer beaucoup, c’était afficher sa puissance »

par RTL info avec Thomas de Bergeyck
Derrière l’austérité des portraits officiels, Élisabeth Iʳᵉ d’Angleterre cachait une véritable passion pour les sucreries, au point de sacrifier sa dentition.

Dernière souveraine de la dynastie des Tudor, Élisabeth Iʳᵉ a régné sur l’Angleterre de 1558 jusqu’à sa mort en 1603. Connue pour son autorité, son célibat revendiqué et son habileté politique, elle cachait un goût prononcé pour le sucre.

« Fruits confits, pâtes sucrées, massepains, sirops, dragées… elle en mangeait à toute heure », raconte Thomas de Bergeyck, spécialiste des monarchies. « Le sucre était un produit rare, exotique et luxueux, importé des colonies. En consommer beaucoup c’était afficher sa puissance. »

À la cour, les banquets devenaient de véritables spectacles sucrés. On y exposait des sculptures faites entièrement de sucre : animaux, châteaux… et même des représentations de la reine elle-même.

Un plaisir qui tourne mal

Mais cette gourmandise avait un revers. À l’époque, l’hygiène dentaire est quasi inexistante. Le sucre devient un poison lent.

« Très vite, la reine souffre de caries, d’infections, d’abcès. Ses dents noircissent, puis tombent », explique Thomas de Bergeyck. « À la fin de sa vie, Élisabeth est quasiment édentée. Sur ses portraits, elle garde toujours la bouche fermée. En réalité, elle souffre énormément. »

Et pourtant, elle refuse tout traitement. Terrifiée par les dentistes, la reine s’obstine à ne pas se faire arracher les dents… jusqu’à un épisode resté célèbre à la cour.

Élisabeth Iʳᵉ accepte une extraction, mais pas sans condition. Elle exige de voir quelqu’un passer avant elle. Un test grandeur nature. Et c’est un évêque qui s’en charge.

« La reine dit : ‘Montrez-moi d’abord’. L’évêque de Londres se fait alors arracher une dent devant elle, pour la rassurer », rapporte Thomas de Bergeyck. « Elle accepte finalement le soin… mais elle continuera à manger du sucre après. »

Malgré son image de femme forte et stratège, Élisabeth Iʳᵉ avait ses failles. « Elle a résisté aux complots, aux trahisons, aux guerres… mais elle n’a jamais résisté à un bonbon », sourit Thomas de Bergeyck.

L’histoire royale de Thomas de Bergeyck est à retrouver chaque samedi sur bel RTL, et en podcast à tout moment.

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