Partager:
Un nouvel épisode s’ajoute à la longue saga de la centrale nucléaire de Tihange. La démolition de deux des trois tours de refroidissement du site est aujourd’hui suspendue, à la suite d’un recours introduit par plusieurs associations et par la commune de Huy.
Engie Electrabel comptait entamer les travaux dès le mois de septembre, après l’arrêt des réacteurs nucléaires. Mais le dépôt de ce recours bloque automatiquement le permis de démolir. C’est désormais au ministre wallon de l’Aménagement du territoire de trancher.
Elles sont toutes en excellent état, capables de fonctionner encore sûrement dix à vingt ans pour certaines
Les opposants à la démolition estiment que détruire ces infrastructures reviendrait à entériner la fin définitive du nucléaire à Tihange. Une perspective qu’ils jugent prématurée, voire contraire aux besoins énergétiques actuels du pays.
Parmi eux, l’association 100 TWh dénonce une décision « absurde ». Son président, Henri Marenne, estime que les centrales belges pourraient encore jouer un rôle clé dans l’approvisionnement énergétique. « Nous nous opposons complètement à la démolition de n’importe quelle centrale, parce qu’elles sont toutes en excellent état, capables de fonctionner encore sûrement dix à vingt ans pour certaines », explique-t-il.
« C’est vraiment absurde pour nous de les démanteler maintenant, d’autant plus que la loi qui voulait la destruction des centrales a été abrogée par le ministre de l’Énergie. Il n’y a donc plus aucune raison de démolir ces centrales. »
Selon lui, la Belgique ne peut pas se permettre de se priver de cette capacité de production. « Il faut les redémarrer le plus vite possible, parce que la Belgique en a besoin. On est en manque d’électricité. On importe en permanence maintenant 10 à 20 % de notre consommation », souligne Henri Marenne.
Le dossier reste donc entre les mains du ministre wallon compétent, dont la décision sera scrutée de près.
















