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« C’est scandaleux », « 40 ans que ça dure » : comprenez-vous la colère des enseignants qui manifestent ?

par RTL info avec Cathline Delvaux et Gilles Gengler
Les enseignants ont manifesté ce lundi pour dénoncer les mesures budgétaires prises par le gouvernement de la fédération Wallonie-Bruxelles et comptent bien se faire entendre pendant tout le mois de novembre. Comprenez-vous leur colère ? Nous vous avons posé la question.

Ce lundi, les enseignants ont une nouvelle fois manifesté contre les réformes du secteur. À Mons, où nous nous sommes rendus, comme ailleurs, la mobilisation s’inscrit dans une série d’actions qui se poursuivront tout au long du mois de novembre. Si les cortèges étaient composés majoritairement de professionnels du secteur, leur message a largement trouvé écho auprès de la population.

« Ce qu’il se passe dans l’enseignement est scandaleux »

Sur la Grand-Place de Mons, pancartes en main et slogans dans l’air, les enseignants n’étaient pas seuls. Claudine, accompagnée de ses petits-enfants, a tenu à leur apporter son soutien : « Ce qu’il se passe dans l’enseignement est absolument scandaleux et tout à fait à l’encontre de ce qu’il faudrait faire », dénonce-t-elle.

« Je ne suis pas enseignante mais je me mets à leur place. Je comprends que ce n’est pas facile et que les mesures ne sont pas adéquates », avance une autre citoyenne. Ce sentiment est largement partagé. Jean, croisé sur le chemin du travail, souligne que le malaise est ancien : « Le problème de la valorisation de l’enseignement est un vieux problème, qui a commencé il y a plus de 40 ans et qu’on n’a jamais vraiment résolu. On a toujours sous-budgété les besoins réels de l’enseignement. »

Certains élèves ont manifesté

Certains élèves ont choisi de manifester aux côtés de leurs professeurs. Un geste de solidarité fort, nourri d’inquiétudes pour leur propre avenir. « Je les soutiens parce que je les aime beaucoup, et ils font beaucoup de choses pour nous », confie une jeune manifestante. Un autre ajoute : « Je suis inquiet pour les profs et pour nous, parce que toutes les réformes qui sont prises là pour le moment, elles sont en train de détruire le service public. »

Du côté des parents, le soutien est également présent, malgré les contraintes d’organisation qu’impliquent ces journées de grève. « Moi-même, je ne serais pas d’accord de travailler plus pour ne pas gagner plus », souligne une mère de famille. Une autre s’interroge à voix haute : « C’est pour l’avenir de nos enfants. Si on a déjà du mal maintenant, comment ça va se passer pour eux ? », dit-elle en désignant son enfant à ses côtés.

Depuis les élections de juin 2024, cinq journées de grève ont déjà eu lieu dans le secteur de l’enseignement. Et les syndicats annoncent que la mobilisation se poursuivra en novembre.

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