Partager:
Ce jeudi, les agriculteurs organisent une nouvelle journée de protestation contre les accords du Mercosur. De nombreux points frontaliers sont occupés par des tracteurs.
Cette nuit, une septantaine de tracteurs bloquaient la E40, à hauteur de Welkenraedt, en direction de Verviers. L'accès à l'autoroute E19/A7 vers la frontière franco-belge à Hensies (Hainaut) était aussi fermé mercredi après 22h30. Avec cette action, les agriculteurs entendent faire entendre leur mécontentement à la classe politique par laquelle ils ont l'impression d'être trahis.
"En février, en pleine crise, les hommes politiques nous ont fait de belles promesses, qui n'ont, pour la plupart, pas été tenues. Aujourd'hui, ils sont prêts à voter un traité comme le Mercosur", regrette un jeune agriculteur rencontré sur place. "On ne veut pas de ce traité qui permet d'importer des produits qui ne sont pas soumis aux mêmes normes que nous", ajoute-t-il.
Sur place sur le blocage de Hensies depuis mercredi à 22h, le vice-président de la FJA, Arnaud Reynens, compte bien rester toute la journée. "Il y aura 24 heures de blocage. Pour la sécurité, la police a préféré bloquer toute l'autoroute. Nous protestons contre ce traité de libre-échange entre les pays de l'UE et ceux du Mercosur", rappelle-t-il. "Il y a eu des avancées après les manifestations du début d'année, mais ce n'est pas le même problème ici. On est surtout là pour le Mercosur, car aujourd'hui et demain en Uruguay, il y aura un sommet sur ce traité et sur sa possible signature. Voilà pourquoi nous sommes là aujourd'hui".
A 24 ans, Arnaud Reynens est pessimiste pour l'avenir de sa profession et de celle de ses parents. "La ferme ne nous permet plus de vivre, on doit s'en occuper en plus d'un autre travail. On a déjà un avenir compliqué en Belgique et ce traité viendrait en remettre une couche au-dessus".
L'accès à l'autoroute E19/A7 vers la frontière franco-belge à Hensies (Hainaut) était fermé mercredi après 22h30 à hauteur d'Hautrage, à la suite du blocage des agriculteurs au niveau du poste-frontière. Il était impossible de poursuivre sa route vers la France en venant de Saint-Ghislain, l'axe étant fermé par la police, ainsi que de prendre la bretelle d'autoroute à Hautrage.