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Des pommes de terre en quantité à évacuer et des déchets à ramasser : en milieu de journée, pour pouvoir nettoyer les lieux, une portion d’autoroute de l’E411, était toujours fermée à la circulation, avec pour conséquence de longues files.
« Il y a quand même pas mal de travail, il y a 4-5 camions remplis à charger. On a quand même pour plusieurs heures de travail, certainement 4 heures de travail », expliquait Didier Dochain, responsable de la police de la route de Namur.
Pour ce nettoyage, ici et dans les autres sites occupés par les agriculteurs, le gestionnaire du réseau autoroutier peut espérer être dédommagé. Pour les frais de balisage des sections concernées et pour les dégâts occasionnés aussi. À Courrières, selon la police, les manifestants ont endommagé des lampadaires publics et des panneaux de signalisation.
« Il faudra tout d’abord voir si la SOFICO décide ou non de mener une action pour tenter d’être indemnisée. Si c’est le cas, elle pourra alors déposer une plainte auprès des autorités judiciaires », précise Héloise Winandy, porte-parole de la SOFICO.
En 2024, le gestionnaire du réseau autoroutier a déposé plainte après l’occupation de l’échangeur de Daussoulx par des agriculteurs, avec des dégâts sur la chaussée et l’instruction est toujours en cours aujourd’hui. « Ce sont des procédures généralement particulièrement complexes, puisqu’il est nécessaire d’identifier les auteurs des faits pour espérer pouvoir être indemnisée », note encore la porte-parole.
À l’initiative des actions des derniers jours, la Fédération des jeunes agriculteurs tient à préciser : « A notre connaissance, aucun dégât important n’a été constaté à la suite de ces mobilisations. Nous regrettons cette situation qui, bien que limitée, demeure malheureusement inhérente à ce type d’événements », a expliqué la FJA.
La fédération souligne que les agriculteurs ont participé à des opérations de nettoyage.

















