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« Les palettes ont commencé à brûler » : une grève de cinq jours a débuté, le réseau Tec fortement perturbé, quid de la SNCB ?

Par RTL info
Une grève de cinq jours a débuté sur le rail et sur les routes. Les travailleurs du TEC et de la SNCB se croisent les bras jusqu’à vendredi compris. Les chauffeurs de bus s’opposent aux mesures d’économie imposées par le gouvernement wallon dans le cadre de la révision du Contrat de service public. Du côté de la SNCB, les syndicats protestent en front commun contre l’avant-projet de réforme ferroviaire porté par le ministre de la Mobilité.

> 7h57 : à Liège, le service alternatif convainc les usagers

« Tous les trains qui m’emmènent au travail sont présents, donc j’ai de la chance. Moi, je dois aller à Liers et j’ai deux alternatives de train, au moins pour le matin, pour y aller. Pour revenir, je pense que c’est un toutes les heures, mais ils sont annoncés, donc c’est pas mal », estime un usager.

Pour cet étudiant, tout s’est bien passé ce matin également : « Je vais à Namur, les trains vont à Bruxelles et il n’y a pas de soucis avec les trains, donc tout roule pour moi. À part les bus, pour venir le matin, c’est un peu compliqué, mais mes parents me conduisent le matin, donc voilà, nickel. Je pensais qu’il y aurait plus d’annulations, mais bon, voilà, j’espère que tout le monde aura su se déplacer. »

> 7h53 : le dépôt TEC de Marloie (Marche-en-Famenne) également bloqué

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> 7h03 : les navetteurs liégeois ont pris leurs dispositions

La majorité des voyageurs sont au courant des perturbations, a constaté Samuel Ledoux à la gare des Guillemins à Liège. Ils se sont renseignés avant de se rendre à la gare ce matin. Ils ont d’ailleurs pu prendre leur train finalement quasi normalement car la SNCB a mis en place un service dit alternatif avec le personnel qui ne participe pas à la grève. Résultat : trois trains IC sur quatre circulent. Ce sont les trains reliant les grandes villes. Situation quasi similaire pour les trains plus locaux. Donc les perturbations sont relativement limitées ce matin. Je vous rappelle que les syndicats en front commun sont partis en grève. Vous ne verrez donc pas de piquet de grève devant les gares ce matin puisque tout le personnel participant aux actions s’est donné rendez-vous à Bruxelles au Mont-des-Arts dès 10h.

> 6h52 : le réseau Tec Liège-Verviers fortement perturbé

Un peu plus de 80 % des voyages prévus sur le réseau Tec Liège-Verviers sont supprimés, lundi matin, en raison du préavis de grève, a rapporté la porte-parole Isabelle Tasset. Au total, 113 lignes sont totalement à l’arrêt, dont le réseau structurant liégeois, dix lignes sont perturbées (circulation avec une fréquence moindre due à des voyages supprimés), et 82 lignes circulent normalement.

Des perturbations ne sont toutefois pas à exclure en fonction de blocages éventuels en cours de journée. Les voyageurs et voyageuses sont dès lors invités à consulter régulièrement l’application mobile ainsi que le site internet de l’opérateur de transport.

> 6h30 : la gare des Guillemins vide pour un lundi matin

Notre journaliste présent à la gare des Guillemins à Liège l’a constaté ce matin : il y a très peu de monde. Les navetteurs semblent avoir anticipé cette grève de cinq jours.

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> 6h00 : aucun bus ne sort du dépôt de Jumet

Ce lundi matin, notre journaliste se trouve au dépôt Tec de Jumet où les travailleurs sont déjà rassemblés pour protester. La paralysie est totale dans ce dépôt près de Charleroi : aucun bus, c’est sûr, ne sortira du dépôt aujourd’hui et ce sans doute pour toute la semaine. Les piquets sont déjà présents à l’entrée du dépôt. « Les premières palettes ont commencé à brûler devant ce dépôt, où on s’apprête à mener une longue semaine d’action », explique Bérengère Devos, sur place.

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En province de Hainaut, on sait que le réseau sera totalement perturbé cette semaine. En cause, le contrat de gestion des transports en commun qui doit être revu par le gouvernement. Il est question de 20 millions d’économies sur les 850 millions annuels, avec la fin de certains avantages qui ne sont accordés que par les Tec. L’ambition du gouvernement Wallon est de conserver le monopole des transports en commun et d’augmenter l’offre. Mais pour les syndicats, ça va se faire sur le dos des travailleurs. L’ambiance est vraiment à la détermination.

Sur le rail

Du côté de la SNCB, les syndicats, en front commun, protestent contre l’avant-projet de réforme ferroviaire portée par le ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke. Cette réforme, selon les travailleurs, attaquerait trois aspects fondamentaux de la vie des cheminots : le statut, la contractualisation des emplois et la fragilisation du dialogue social.

Concrètement sur le rail, trois trains IC sur quatre qui relient les grandes villes circuleront aujourd’hui, deux trains L et S sur trois, très peu de trains P, destinés aux heures de pointe.

Des perturbations sont donc aussi possibles à la STIB, mais il n’y a pas eu d’appel à la grève du côté des transports en commun bruxellois.

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