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Charles Michel a été premier Ministre de Belgique, mais également Président du Conseil Européen. Une fonction qui l’a amené a rencontré plusieurs fois de hauts dirigeants du monde entier, dont Donald Trump lors de son premier mandat en tant que président des États-Unis.
Il connaît donc, comment Trump se comporte, une fois que les médias ne sont plus là. « Je crois que c’est un négociateur féroce mais qui présente une différence majeure avec les hommes politiques ou les femmes politiques qu’on les voit traditionnellement en Europe ou ailleurs dans le monde », explique Charles Michel. Il poursuit. « Pour lui un accord, un deal, ne peut pas être un accord gagnant-gagnant. Pour lui un deal, un accord, il y a un vainqueur et il y a un perdant. Et je pense que c’est quelqu’un qui regarde le monde avec un prisme très simple. Il y a les dominants et il y a les dominés. »
Fidèle à lui-même ?
En tête à tête à huis clos avec Donald Trump, les choses ne changent pas énormément. « Il est très direct et en réalité il est à porte close comme il est, on le voit dans les séquences à la Maison Blanche », dévoile l’ancien premier Ministre.
Charles Michel avait une façon de faire bien à lui face au président américain. « Moi j’observais effectivement que ce qui était important dans l’interaction, c’est de défendre fermement ses points de vue et de ne pas se laisser impressionner par la manière dont il déploie des arguments pas toujours ancrés dans la réalité d’ailleurs. »
Une rationalité bien à lui
« Je pense qu’il a sa propre rationalité. Donc moi je ne dis pas qu’il est irrationnel. D’ailleurs moi je ne suis pas parmi ceux qui le blâment ou qui font des reproches. Il a été élu, il a gagné les élections, il a gagné ce deuxième mandat. Simplement il y a un fait. Aujourd’hui ça saute aux yeux me semble-t-il. La relation transatlantique elle est morte et on doit en tirer les conséquences », révèle Charles Michel.















