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Trop nombreux et trop chers. Pour Jacqueline Galland, la Fédération Wallonie-Bruxelles fonctionnerait mieux avec moins de hauts responsables. Un nombre devenu disproportionné au regard des finances publiques. La ministre veut tailler dans le vif.
« La structure est très lourde au sein de l’administration. Il y a beaucoup de chefs, c’est une petite ‘armée mexicaine’. Donc on veut vraiment rationaliser et diminuer les postes à mandat », explique Jacqueline Galant, ministre wallonne de la fonction publique.
Deux échelons en trop ?
Une structure publique classique dispose de deux niveaux hiérarchiques élevés : un secrétaire général et un directeur. La Fédération Wallonie-Bruxelles en compte deux supplémentaires. Ceux des administrateurs généraux et des directeurs généraux adjoints. « C’est un peu une anomalie, la Fédération Wallonie-Bruxelles a quatre couches en fait », observe Jean Hindriks, professeur d’économie à l’université catholique de Louvain.
Des échelons qui, selon cet expert, alourdissent et ralentissent le fonctionnement de l’administration. « Il y a une dilution de responsabilité d’une certaine manière. On ne sait plus très bien qui décide et qui fait quoi. Ça pose des problèmes d’efficacité et d’impact. On a surtout une contrainte au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a un endettement colossal de l’ordre de 15 milliards ».
Sur l’ensemble du budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les services généraux représentent 5 %. En réduisant de près d’un quart les top managers, le gouvernement estime pouvoir épargner chaque année 2,5 millions d’euros d’argent public. Du côté syndical, on n’est pas d’accord.
Il n’y aura pas d’économie.
« Il y a une volonté de réduire le nombre de mandataires parce qu’ils veulent augmenter leur rémunération , raconte Stéphane Jaumonet, délégué permanent CGSP – AMIO. Donc, si vous augmentez le salaire des mandataires, logiquement, vous devez diminuer le nombre de mandataires pour rester dans la même enveloppe. Il n’y aura pas d’économie ».
En transformant le statut des hauts responsables de temporaires à contractuels, les syndicats craignent aussi que ceux-ci deviennent totalement soumis à leurs ministres, qui pourraient alors avoir la mainmise sur leurs institutions. La concertation sociale est désormais engagée.
















