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Depuis les tout premiers signalements de survol de drones, on cherche à en savoir plus sur leur provenance. C’est le cas au sein de l’armée belge, mais aussi au niveau civil. Plusieurs enquêtes menées par différentes autorités sont en cours.
Dans un premier temps, l’enquête se mène au niveau local par la police locale et les différents parquets compétents dans leur zone de compétence. Leur mission à ce stade est d’identifier qui est derrière ce drone. S’il s’agit d’un particulier, l’enquête se maintient au niveau local. Mais s’il y a des indices d’ingérence ou d’espionnage, alors l’enquête est confiée au parquet fédéral.
Deux enquêtes fédérales
C’est ainsi que le parquet fédéral a déjà ouvert deux enquêtes. L’une concernant le survol d’Elsenborn le week-end dernier, et l’autre concernant une apparition de drones au-dessus du camp militaire d’Elsenborn remontant à octobre dernier.
S’agissant des drones aperçus depuis mardi soir, aucune enquête n’a encore été ouverte par le parquet fédéral. Mais plusieurs sont bien en cours au niveau local, même si le parquet fédéral s’attend à être saisi dans les prochains jours puisque des soupçons d’ingérence vont probablement émerger dans ces dossiers-là également.
Évaluer la menace
Il s’agit d’une procédure qui vaut aussi bien pour les survols de sites civils que de sites militaires. Mais on apprend ce vendredi soir que les services de renseignement mènent aussi leur enquête en parallèle.
Pour ce qui est du survol des sites militaires, ils cherchent également à identifier les auteurs, non pas pour établir une infraction, mais pour pouvoir évaluer la menace qui pèse sur notre pays en matière d’espionnage.
Selon nos informations, les services de renseignement sont aujourd’hui encore incapables d’affirmer à 100 % que la Russie est bien derrière ces menaces de drones.


















