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L’invention d’un ingénieur liégeois pourrait solutionner le problème des survols de drones : « On a des contacts avec la Défense »

par RTL info avec Michael Menten et Marius Chodé
Depuis les premiers survols de drones suspects en Belgique, la question est de savoir comment les intercepter. Aujourd’hui, plusieurs solutions existent et parmi celles-ci, il y a la dernière invention d’un ingénieur liégeois : un drone… anti-drone qui serait capable de neutraliser tout objet volant.

Après six années de recherche, le « Squid » a été créé par Geoffrey Mormal, directeur de la société ALX spécialisée dans la construction de drones. Cette machine de 7 kilos est capable d’atteindre la vitesse de 200 km/heure en trois secondes, d’intercepter, et même de détruire un drone grâce à un arsenal modulable.

« C’est le monstre qu’on dédie à tout ce qui est opération de défense », confirme Geoffrey Mormal, son créateur. « On va pouvoir l’équiper d’une charge explosive. Et puis il y a deux rayons laser qui sont fonctionnels jusqu’à 20-30 mètres, et qui vont permettre en moins d’une demi-seconde de percer la carrosserie d’un drone et de brûler l’intérieur. »

Pour l’ingénieur liégeois, ce prototype représente aujourd’hui l’arme la plus efficace contre les survols illégaux de drones en Belgique. Car l’appareil peut aussi être équipé d’un filet de neutralisation pour ramener sa cible au sol sans aucun dommage collatéral.

Des moyens de défense limités

Geoffrey Mormal affirme d’ailleurs avoir « des contacts avec la Défense ». Toutefois, il reconnait qu’aucune commande n’a encore été passée : « Ils ont énormément de travail pour le moment, donc on verra quand ça avancera. Mais on serait ravis de pouvoir fournir nos solutions à notre pays. »

Face à la menace des drones, l’armée belge n’est pas démunie, mais les moyens restent limités. D’un côté, il y a le Jammer, un système de brouillage qui coupe la liaison avec le pilote du drone. De l’autre, nous avons le shotgun, un fusil pour les abattre à courte portée. Plus musclées, la mitrailleuse Defender et la roquette anti-drone de Thalès sont déployées directement sur les théâtres d’opération.

« L’intérêt de ce nouveau drone, c’est vraiment de se rapprocher de la cible. Et de là, on active ensuite un effecteur qui peut être l’explosif ou autre chose », souligne Geoffrey Mormal.

Menaces réelles

En 2018, ce dernier recevait le premier prix de l’innovation de l’OTAN pour un autre modèle. Mais il n’a jamais reçu la moindre commande, faute de menaces réelles. Aujourd’hui, avec l’actualité, le Liégeois relance son programme. Des pays voisins semblent déjà intéressés.

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