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La grève va se poursuivre la semaine prochaine, au moins jusqu’au 5 février inclus, sur les réseaux TEC Liège-Verviers, TEC Hainaut et TEC Brabant wallon. La décision a été prise vendredi matin lors d’une assemblée du personnel.
« Nous demandons à la direction de se remettre autour de la table, mais c’est le silence radio le plus complet. Plus aucun contact, malgré une visite chez le ministre wallon de tutelle (François Desquesnes, NDLR) », expliquait ce vendredi midi le secrétaire régional de la CGSP, Fabian Quintens. « Nous poursuivrons le mouvement tant que la direction persistera à ne pas vouloir renouer le dialogue », a conclu le responsable syndical.
Une explication que ne comprend pas réellement le ministre wallon de la Mobilité François Desquesnes. « Il y a 15 jours, j’ai rencontré les syndicats et la direction générale du TEC et je leur ai demandé de dialoguer », convient-il. Mais « je ne peux que regretter qu’au milieu de ces dialogues, les syndicats soient partis en grève », ajoute-t-il. Pour lui, comme « ce sont les représentants des travailleurs, les syndicats, qui ont quitté la table de négociation, c’est donc à eux de reprendre l’initiative et quelque part, la grève qu’ils mènent aujourd’hui n’a pas de sens de ce point de vue », estime le ministre.
Le planning des négociations de la direction pose problème
Si un calendrier a bien été proposé aux représentants du personnel avec des réunions en février et en mars, ce timing est considéré comme trop lointain par les syndicats. « Il y a une réunion prévue le 5 février ce qui est très tard vu le contexte actuel », juge Vincent Van der Weide, chauffeur et permanent CGSLB. « Qu’est-ce que nos directeurs ont de mieux à faire que de recevoir les délégués du personnel ? », se demande Raphaël Schmitz, employé et délégué CGSP. « Ils ont envoyé à tout le monde un plan d’économies drastiques que personne ne comprend et on nous donne des rendez-vous au mois de février. Si on est gentils on verra peut-être le directeur au mois de mars. C’est incompréhensible. »
Les syndicats dénoncent les économies, le gouvernement veut un système d’alerte à la grève
Sur le fond du dossier, le front commun syndical s’oppose aux mesures d’économie demandées par le gouvernement wallon à l’Opérateur de transport de Wallonie (OTW), qui chapeaute le TEC, dans le cadre de la révision du contrat de service public. Les syndicats dénoncent des économies réalisées sur le dos des travailleurs.
Vu le prolongement de la grève, le gouvernement wallon, au travers de François Desquesnes, réclame la mise en place d’un système d’alerte à la grève au sein du TEC. « Ce que le gouvernement wallon demande à la fois à la direction générale du TEC et aux syndicats, c’est de mettre en place un système d’alerte en cas de grève, de pouvoir être prévenu et que celles et ceux qui veulent faire grève fassent grève, mais que celles et ceux des travailleurs du TEC qui souhaitent travailler puissent travailler et offrir un service à l’attention des usagers, des étudiants qui vont à l’école ou encore des personnes qui doivent se rendre sur leur lieu de travail. »















