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De plus en plus de Belges préparent leur héritage en passant chez le notaire. Ainsi, en 2025, plus de 82.215 testaments ont été rédigés en Belgique, soit près de 4 % de plus qu’en 2024 et jusqu’à un cinquième de plus par rapport à 2021, rapporte mercredi la Fédération du Notariat (Fednot).
Sur ces plus de 82.000 testaments enregistrés dans le Registre central des testaments, géré par Fednot, près de 70 % (57.004) d’entre eux l’ont été par des Flamands. Les francophones semblent moins portés à planifier leur succession, avec un total de 20.545 actes comptabilisés en Wallonie (24,99 %) et 4.667 à Bruxelles (5,68 %).
« Le fait que de plus en plus de personnes optent pour un testament n’a rien d’illogique », estime Sylvain Bavier, porte-parole de notaire.be. « Il reste, en tout état de cause, l’instrument par excellence qui permet, dans les limites prévues par la loi, de garder le contrôle sur le sort de sa succession », souligne-t-il.
En Belgique, les enfants et le conjoint du défunt ont d’office droit à une part de l’héritage. Le reste peut être légué à d’autres personnes ou associations. Si aucun testament n’a été établi, l’héritage est réparti « conformément à la législation en vigueur », rappelle le porte-parole.
L’année dernière, l’âge moyen des personnes ayant rédigé un testament était de 63 ans, contre 65 ans en 2024.
« Toute personne qui craint que le contenu de son testament soit contesté par certains héritiers a intérêt à opter pour un testament notarié. Un tel testament est sûr et incontestable », fait valoir Fednot. À l’heure où l’IA s’invite partout, la fédération déconseille vivement d’y avoir recours. « L’IA ne connaît ni les souhaits, ni les sensibilités, ni l’historique des personnes. Même un testament qui semble valable à première vue ne garantit pas automatiquement que tout se déroulera sans accroc au moment du décès. »
















