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Une décision qui fait polémique en France : La SNCF interdit les enfants dans certains wagons

Par RTL info avec Christophe Giltay
Une nouvelle option de billet pour les TGV de la SNCF fait débat en France. Celle-ci propose une zone sans enfants de moins de 12 ans, pour pouvoir travailler au calme.

Cette histoire de SNCF est l’illustration française, d’une tendance déjà très répandue dans le monde anglo-saxon et qui s’appelle en anglais le « no kids ». En Australie, il existe des restaurants interdits aux enfants, il y a aussi dans certaines stations balnéaires haut de gamme des hôtels « no kids » , et vous pouvez depuis déjà longtemps sur certaines compagnies maritimes, réserver une croisière « adultes only ».

La SNCF propose donc un billet de première classe, appelée « optimum », dans des voitures TGV où il n’y aura pas d’enfants de moins de 12 ans. Cela concerne pour l’instant uniquement la ligne la plus fréquentée, Paris-Lyon, du lundi au vendredi. Le prix du billet est de 144 euros. La cible est la clientèle dite d’affaires, des voyageurs, qui ont l’intention de travailler au calme pendant leur trajet.

« Nous rendre intolérants à leur présence »

Pour sa défense la SNCF explique que ça ne concerne que 8 % des places dans le Paris Lyon, et que les familles sont les bienvenues dans les 92 % qui restent. En France, c’est le principe qui choque. Une association familiale a même lancé une pétition contre « Optimum ». Quant à la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, elle estime que « Le « no kids » n’est pas une option dans un service public ». Elle a demandé à rencontrer à ce sujet le PDG de la SNCF, l’ancien premier Ministre Jean Castex. Sur les réseaux sociaux le débat fait rage entre ceux qui crient à la discrimination, et ceux qui estiment que les jeunes enfants peuvent très gênants quand on veut travailler dans le train.

La vétérinaire vedette de France TV Hélène Gateau, auteure de « pourquoi j’ai choisi d’avoir un chien », explique « qu’un chien bien dressé est quand même moins perturbateur qu’un bébé » Dans l’autre camp on trouve l’économiste Maxime Sbaihi, auteur lui « des balançoires vides », un essai consacré à la baisse de la natalité Il voit dans ce service « la preuve que la dénatalité est aussi culturelle : elle raréfie les enfants jusqu’à nous rendre intolérants à leur présence ».

De nombreux parents font aussi remarquer que voyager en train avec des enfants est souvent une galère et que plutôt que de bannir les « kids », la SNCF pourrait penser à mieux les accueillir. Avec des allées plus grandes, des espaces de jeux dédiés, des zones pour ranger les poussettes et autres.

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