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Jeudi matin, la direction rencontrait les travailleurs sur le site de Catalent à Gosselies. L’annonce s’est faite peu après 11h du matin : « intention de fermer le site avec un licenciement collectif ». Cette restructuration est due à une baisse de production du site, qui était pourtant la base de production européenne de Catalent depuis 2020.
« Ce n’est pas facile de trouver des clients. Je pense que la direction n’a pas ménagé non plus ses efforts. Ils avaient eu des petits contrats fin de l’année 2025, peut-être pas suffisants par rapport aux objectifs financiers. Il faut savoir aussi qu’il y a toute la politique américaine derrière qui n’aide pas vraiment le biopharma sur l’Europe », explique Alain Rebier, permanent syndical SETCa à Charleroi.
Une seconde vague d’emplois supprimés
En 2020, la multinationale américaine Catalent avait fait de Gosselies sa base de production européenne. Mais malgré deux restructurations en 2023 et 2025, comptabilisant déjà 130 départs, Catalent-Gosselies n’est pas parvenu à pérenniser sa situation. La première phase du plan Renault débutera mardi prochain.
« On va analyser toutes les possibilités pour essayer d’atténuer le licenciement collectif. Et puis au terme, si on n’arrive pas à trouver d’autres solutions, alors à ce moment-là on ira dans ce qu’on appelle la phase de négociation. C’est-à-dire que l’on va négocier les conditions de licenciement des travailleurs », ajoute Alain Rebier.
Espoir de trouver des solutions
La prochaine échéance est donc pour fin février, avec l’espoir pour les syndicats de trouver des solutions. Selon nos informations, une cessation d’activité ou une reprise partielle par d’autres entreprises de biotech sont notamment évoquées.
Contactée, la direction de Catalent-Gosselies n’a pas répondu favorablement à nos sollicitations.


















