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L’auditorat du travail de Namur a ouvert une enquête concernant le laboratoire d’anatomie de l’Université de Namur (UNamur), rapporte vendredi Sudinfo. Plusieurs témoignages dénoncent des dérives et dysfonctionnements dans la gestion des corps donnés à la science, allant de problèmes d’hygiène à des erreurs d’identification lors de la restitution aux familles.
Selon les éléments recueillis par le quotidien, le laboratoire accepterait un nombre de dépouilles supérieur à ses besoins, entraînant un « gaspillage » de corps qui finiraient par se putréfier faute d’utilisation. Des dysfonctionnements administratifs auraient également conduit à restituer des dépouilles aux mauvaises familles.
Un corps aurait notamment dû être exhumé en 2025 pour corriger une erreur d’identification.
L’enquête de l’auditorat, initiée à la suite d’une plainte déposée l’été dernier, se concentre sur des infractions liées au bien-être au travail. Plusieurs sources évoquent des problèmes d’hygiène (champignons, pourritures dans les frigos), une exposition dangereuse aux produits de conservation comme le formol, ainsi qu’un climat social tendu marqué par un taux de rotation élevé du personnel et un management défaillant.
Réaction de l’UNamur
Contactée par Sudinfo, l’UNamur assure que « tout corps est traité avec éthique » et « dans le strict respect de la dignité humaine du donateur ».
L’université dispose d’un système de traçabilité informatisé garantissant « un suivi optimal du corps depuis le décès ». L’institution reconnaît avoir reçu une visite d’inspection du SPF Emploi. Si celle-ci n’a pas ordonné la fermeture du laboratoire, elle a néanmoins soulevé plusieurs « points d’amélioration » sur lesquels l’UNamur affirme travailler.

















