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De plus en plus de Belges, majoritairement des Flamands, travaillent en flexi-job tout en percevant des allocations. Ils prennent, par exemple, un congé parental, mais ont en parallèle un flexi-job, gagnant ainsi parfois plus que s’ils travaillaient à temps plein. Plus d’un millier de chômeurs et de malades de longue durée augmenteraient également de cette façon leurs revenus, rapporte vendredi Het Laatste Niews.
À la fin de l’année dernière, 8.137 Belges (dont 90% de Flamands) cumulaient une allocation avec un emploi flexible à temps partiel. La plupart d’entre eux ont recours à un crédit-temps ou à un congé parental. Mais la tendance est en train de changer : de plus en plus de personnes en maladie de longue durée ou au chômage complètent aussi leurs allocations par un flexi-job. Elles sont désormais 1.318.
Les mutuelles estiment toutefois ce phénomène marginal. À la Mutualité chrétienne, 155 personnes en incapacité de travail exercent un flexi-job à temps partiel. Chez Solidaris, elles sont 77, selon le journal.
« Le gouvernement décourage le travail à temps plein »
De son côté, l’Onem rappelle que pour pouvoir cumuler chômage et flexi-job, il faut avoir travaillé au moins à 4/5e temps depuis neuf mois avant le début du chômage. Il n’est par ailleurs pas possible de toucher l’allocation de chômage et le salaire du flexi-job le même jour.
Le professeur en politique socio-économique Ive Marx (Université d’Anvers) qualifie ce système d’inéquitable. «Pourquoi une personne souffrant d’une maladie de longue durée accepterait-elle de travailler à temps plein si cette combinaison est tout aussi intéressante financièrement ?» Le gouvernement sape ses propres recettes et décourage le travail à temps plein, estime-t-il.


















