Partager:
Le gouvernement de Mark Carney a survécu lundi à un vote de confiance avec l’adoption, de justesse, par le Parlement du budget présenté par le Premier ministre pour relancer l’économie du Canada, menacée par les droits de douane américains.
L’appui d’une députée de l’opposition soucieuse d’éviter de déclencher des élections anticipées et l’abstention de quatre autres parlementaires ont permis l’adoption du budget et le maintien au pouvoir de Mark Carney.
« Un Canada fort »
« Il faut maintenant travailler ensemble pour mettre en œuvre ce plan, afin de protéger nos communautés, d’offrir de nouvelles possibilités aux Canadiens et aux Canadiennes et de bâtir un Canada fort », a déclaré sur X le chef du gouvernement, se félicitant de l’adoption du budget.
En tout, 170 députés ont voté pour et 168 contre. Juste avant le vote, le gouvernement s’était assuré du soutien de la seule élue du Parti vert, Elizabeth May.
Le chef des conservateurs, Pierre Poilievre, avait critiqué les propositions du gouvernement, s’opposant à un budget qu’il avait qualifié de « budget carte de crédit ».
Manque d’aide aux travailleurs
Le Nouveau parti démocratique (gauche, sept députés), qui a souvent soutenu par le passé les gouvernements libéraux, avait lui déploré un budget ne venant pas assez en aide aux travailleurs.
Mais après avoir sombré lors des élections d’avril, le parti n’a pas voulu provoquer la chute du gouvernement, qui aurait entraîné un nouveau scrutin.
Critiquant un budget « extrêmement décevant » et « très dommageable pour l’environnement », le député néo-démocrate Alexandre Boulerice s’est opposé au budget, mais a défendu le choix de deux de ses collègues de s’abstenir.
« Le message des gens était clair : on n’aime pas ce budget-là, mais ce serait irresponsable d’aller aux élections », a justifié le député. Le Bloc québécois, parti indépendantiste (22 sièges), a lui voté contre le texte.



















