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La Sicile est en proie à des conditions météorologiques extrêmes. Depuis deux jours, le cyclone Harry balaie le sud de l’Italie, provoquant des rafales pouvant atteindre 120 km/h et des vagues impressionnantes allant jusqu’à neuf mètres de hauteur.
Sur la côte nord-est de l’île, les dégâts sont déjà nombreux alors que la tempête continue de sévir. Toute la soirée, les équipes de secours ont multiplié les interventions pour évacuer les habitants des zones les plus exposées. Les vagues, toujours plus puissantes, ont envahi les rues sur des dizaines de mètres, charriant tout sur leur passage.
Dans la région de Catane, le maire d’une commune a été surpris par la force du phénomène, tout comme de nombreux curieux venus assister au spectacle des rues transformées en torrents. Face à ces conditions extrêmes, les habitants se sentent impuissants, observant la mer déchaînée s’attaquer au littoral.
Tino est belge et vit à Taormina, sur la côte sicilienne. Il assiste depuis lundi à un spectacle jamais vu jusque-là. « Des vagues de plus de 10 mètres de haut, sur 50 ans que je viens ici, je n’ai jamais connu ça, raconte-t-il. Et je peux vous dire que l’eau est allée jusque sur la route et elle a effectué énormément de dégâts, que ce soit des destructions de maisons, les routes, les trottoirs, les arbres, tout est dévasté et les routes sont bloquées ».
Selon lui, ce sont surtout les restaurants et les maisons situées en bordure de plage qui ont été les plus touchées. Mais l’eau s’est engouffrée jusque dans les rues des stations balnéaires.
« Tout le monde avait pris des précautions »
Tino précise que grâce aux avertissements communiqués à la population, tout le monde a pu se préparer au passage d’Harry. « Ça a très bien fonctionné au niveau de la cellule de crise, explique-t-il encore. Ils avaient prévenu ce qu’il allait se passer et à ma connaissance en tout cas et sur tous les réseaux, on n’a eu aucune victime. Tout le monde avait pris des précautions, les autorités communales voire régionales avaient bien expliqué la situation et donc, à part les destructions au niveau des bâtiments et des routes, on n’a eu aucune victime. »
Selon lui, les conditions météo sont particulièrement rudes cet hiver. « À l’arrière, on voit justement le volcan qui lui est bien enneigé, il a reçu plus d’un mètre de neige. Donc la Sicile connaît un hiver, une perturbation qu’elle n’a jamais connue, plus d’un mètre de neige sur l’Etna et un désastre au niveau de la mer », finit-il.


















