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Au bord des larmes au tribunal, le prince Harry charge les tabloïds : « Ils ont détruit la vie de ma femme »

Par RTL inf avec AFP et Belga
Visiblement ému lors de son témoignage à Londres, le prince Harry a livré de graves accusations contre les tabloïds britanniques, qu’il poursuit pour méthodes illégales. Le duc de Sussex, au bord des larmes, affirme mener ce combat « dans l’intérêt général » et pour les « milliers de victimes » de la cupidité de la presse, accusant les journaux d’avoir transformé la vie de son épouse Meghan en « véritable enfer ».

Le prince Harry a de nouveau fait face, mercredi, à la justice britannique dans le cadre du procès qu’il intente contre Associated Newspapers Limited (ANL), l’éditeur du Daily Mail et du Mail on Sunday. Aux côtés de six autres personnalités – dont Elton John, David Furnish, Elizabeth Hurley et Sadie Frost –, le prince accuse les tabloïds d’avoir eu recours à des méthodes illégales pour collecter des informations privées entre 1993 et 2018.

Dans sa déposition écrite rendue publique, Harry affirme agir « dans l’intérêt général », pour lui mais également pour « les milliers de personnes dont la vie a été bouleversée par la cupidité » de certains médias. « Je suis déterminé à demander des comptes », a-t-il insisté.

Une relation brisée avec la presse depuis la mort de Diana

Le duc de Sussex revient longuement sur son rapport conflictuel aux médias, né selon lui du traitement infligé à sa mère, la princesse Diana, décédée en 1997 alors qu’il n’avait que 12 ans. Depuis, dit-il, il entretient des relations « difficiles » avec la presse tabloïd.

En tant que membre de la famille royale, Harry explique s’être longtemps conformé à la règle tacite du palais : « ne jamais se plaindre, ne jamais s’expliquer ». Mais cette ligne de conduite a fini par céder lorsque Meghan Markle, aujourd’hui son épouse, a été la cible d’« attaques vicieuses et persistantes », parfois teintées de racisme. Face à cette pression, il dit avoir été profondément « troublé » par l’absence de réaction de l’institution.

« Innocemment paranoïaque » : un sentiment de traque permanente

Dans sa déclaration sous serment, Harry raconte que les intrusions constantes des tabloïds l’ont rendu « incroyablement paranoïaque ». De nombreux articles relayant des informations privées attribuées à des « sources » l’ont poussé à croire que son entourage divulguait des détails intimes à la presse.

Une persécution sans fin

Il cite notamment un article de 2005 sur sa relation avec Chelsy Davy, rempli selon lui de données « extrêmement détaillées » ne pouvant, affirme-t-il, provenir que d’écoutes ou de méthodes clandestines. Cette expérience lui aurait donné l’impression de « faire l’objet d’une persécution sans fin », d’une « obsession visant à surveiller chaque aspect » de sa vie.

Le prince va plus loin et affirme que certains tabloïds auraient même cherché à l’inciter à consommer alcool et drogues pour nourrir leurs titres et vendre davantage.

Une lutte médiatico-judiciaire qui dure depuis des années

Installé en Californie avec Meghan et leurs deux enfants, Harry mène désormais une bataille frontale contre la presse sensationnaliste britannique. En 2023 déjà, il avait témoigné contre l’éditeur du Daily Mirror, devenant le premier membre de la famille royale à comparaître à la barre depuis plus d’un siècle.

Avec ce nouveau procès, le duc de Sussex entend poursuivre son combat pour une presse, selon lui, plus responsable et plus respectueuse de la vie privée.

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