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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un semble s’apprêter à désigner sa fille Ju Ae comme son héritière, a estimé Séoul jeudi, en amont de la grand-messe du pouvoir à Pyongyang à la fin du mois.
La dynastie Kim mène le pays reclus d’une main de fer depuis sa fondation en 1948, Kim Jong Un incarnant la troisième génération, après son père et son grand-père.
L’actuel leader, qui maintient un flou sur sa descendance, apparait de plus en plus souvent avec sa fille adolescente, Ju Ae, lors d’événements officiels majeurs, laissant penser qu’elle tient la corde pour prendre sa suite.

« Elle est en passe d’être désignée comme successeur »
« Le service national du renseignement sud-coréen (NIS) estime que Kim Ju Ae est en passe d’être désignée comme successeur », a rapporté le parlementaire Lee Seong-kweun jeudi, après un briefing du NIS.
Le renseignement se base notamment sur une visite en janvier au palais du Soleil Kumsusan, où reposent le fondateur Kim Il Sung et le deuxième dirigeant suprême Kim Jong Il, lors de laquelle Ju Ae leur a rendu hommage aux côtés de son père.
Le NIS a ajouté qu’il surveillerait de près une éventuelle présence de l’adolescente au congrès du parti au pouvoir à Pyongyang à la fin du mois, et sa place dans l’ordre de préséance.
Cette grande-messe doit permettre au gouvernement de dévoiler ses orientations nationales, de la politique étrangère à l’économie, en passant par le sujet ultrasensible du nucléaire, la Corée du Nord disposant de l’arme atomique.
Mais cette réunion sert aussi souvent de tribune pour annoncer des changements au sein de la direction du parti. Des analystes pensent que Ju Ae pourrait à cette occasion être nommée première secrétaire de son comité central, soit la numéro deux.
L’existence de la fille de Kim Jong Un avait été révélée en 2022, lorsqu’elle avait assisté avec son père au lancement d’un missile balistique intercontinental.

















