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Le conflit entre l’Ukraine et la Russie, qui s’enlise depuis plusieurs mois, dévoile un aspect particulièrement sombre et glaçant. Des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux ont révélé une pratique troublante impliquant des hommes africains enrôlés par l’armée russe et utilisés comme chair à canon. Sous-équipés et à peine formés, ces combattants se retrouvent en première ligne pour des missions périlleuses.
Selon les autorités ukrainiennes, entre 3 000 et 4 000 Africains seraient actuellement impliqués dans l’armée russe, souvent dans des conditions inhumaines.
Un homme désigné comme « bombe humaine »
Les images qui apparaissent sur les plateformes témoignent de l’horreur et de la cruauté de telles pratiques. Dans l’une d’entre elles, un homme visiblement terrifié est forcé d’avancer sur le front, une mine anti-char attachée à sa poitrine. Il est désigné comme une bombe humaine destinée à percer les défenses ennemies ukrainiennes. Une autre scène montre des soldats mal équipés, parfois armés d’outils rudimentaires comme des pelles utilisées pour tenter d’abattre des drones ennemis. Ces exemples illustrent la précarité et l’abandon dans lesquels sont laissés ces combattants, réduits au rang de simples instruments de destruction.
Richard raconte la tromperie : «Ils m’ont promis un emploi dans un supermarché »
Les mécanismes de recrutement de ces hommes sont également mis en lumière. Certains seraient attirés par des promesses lucratives, notamment des contrats de travail avec des salaires pouvant atteindre 2 500 euros par mois.
Mais pour d’autres, la réalité est bien plus tragique. Richard, un ancien employé de supermarché en Ouganda, raconte son histoire. Il explique avoir été approché dans la rue par une personne lui offrant la perspective d’un bon emploi en Russie, dans un supermarché, une usine ou encore en tant qu’agent de sécurité. Une fois sur place, il découvre vite que ces promesses n’étaient qu’un leurre.
« Mes compatriotes, où que vous soyez, sachez qu’ils mentent, ne venez pas ! »
Richard décrit comment son rêve d’un avenir meilleur a tourné au cauchemar en l’espace de quelques jours. « Il nous a pointé une arme. Il nous a dit «Signez ces papiers». Il a dit « Vous devez signer ! » sous la menace de l’arme. » Après avoir été forcés de signer, Richard et trois autres compatriotes sont envoyés dans un camp militaire isolé en pleine forêt, livrés à eux-mêmes avec peu de nourriture et aucune préparation sérieuse. Richard parvient finalement à fuir cette situation oppressante et à trouver refuge auprès de l’armée ukrainienne.
À la suite de cette expérience traumatisante, Richard lance un cri d’alarme à ses compatriotes africains : « Mes compatriotes africains, où que vous soyez, je vous préviens. Ils vous promettent des boulots bien payés en Russie, mais vous finissez dans l’armée. C’est un mensonge. Ils mentent. Ne venez pas, restez chez vous. » Ce témoignage poignant met en évidence les méthodes répréhensibles utilisées pour recruter des hommes vulnérables et les précipiter dans le conflit. Pendant que la guerre en Ukraine continue de s’intensifier, ces pratiques rappellent l’urgence de protéger les populations les plus fragiles face à de telles manipulations et violations des droits fondamentaux.















