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Nouvelle étude alarmante sur l’Antarctique : plus de la moitié des plateformes glaciaires menacées de disparition

par RTL info avec AFP
Près de 60 % des plateformes de glace flottantes de l’Antarctique pourraient disparaître d’ici les prochains siècles si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, avertit une étude internationale publiée dans Nature. La fonte de ces structures, essentielles pour freiner l’écoulement de la calotte glaciaire, pourrait entraîner une hausse du niveau des mers de plusieurs mètres.

Jusqu’à près de 60 % des plateformes de glaces flottantes situées sur le pourtour de la calotte glaciaire antarctique pourraient être vouées à disparaître sur le (très) long terme en raison du réchauffement climatique, alerte une étude internationale publiée dans le magazine Nature et à laquelle a participé Christoph Kittel, un chercheur de la VUB, a annoncé mercredi l’université bruxelloise.

Les plateformes de glace flottantes sont d’une importance cruciale et parfois qualifiées de « talon d’Achille » de la calotte de l’Antarctique. Elles sont un frein naturel à l’écoulement de la glace du continent vers l’océan mais sont en même temps très sensibles au réchauffement.

Selon l’étude pilotée par des scientifiques de l’Université Grenoble Alpes et du CNRS au sein de l’Institut des géosciences et de l’environnement de Grenoble, 26 des 64 principales plateformes d’Antarctique seront condamnées d’ici 2150 si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter à leur rythme actuel, ce qui correspond à un climat planétaire de 8°C plus chaud que l’époque pré-industrielle. Au rythme actuel, le réchauffement mondial atteindrait même environ 12°C en 2300 et 38 plateformes glaciaires seraient alors condamnées, soit près de 60 %.

La fonte d’autant de plateformes, qui serait due au réchauffement de l’océan, ouvrirait la voie à une élévation du niveau des mers pouvant atteindre jusqu’à 10 mètres en quelques siècles, selon l’étude.

En revanche, dans un scénario de réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui limiterait le réchauffement mondial à moins de 2°C, comme l’ambitionne l’accord de Paris, 63 plateformes sur 64 auraient encore des chances de survivre jusqu’en 2300 voire au-delà. « Les choix d’aujourd’hui en matière de réduction des gaz à effet de serre détermineront directement le futur de l’Antarctique et celui du niveau des mers dans le monde entier », conclut l’étude.

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