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Tensions avec la police de l’immigration aux USA : un juge interdit l’utilisation de gaz lacrymogène par les policiers à Portland

par RTL Info avec Belga
Un juge fédéral de l’Oregon a interdit temporairement aux agents fédéraux d’utiliser du gaz lacrymogène et des munitions chimiques contre les manifestants rassemblés devant les bureaux de la police de l’immigration à Portland, après plusieurs jours de mobilisation tendue.

Un juge de l’Oregon (ouest) a interdit mardi aux agents fédéraux de faire usage de gaz lacrymogène et autres munitions chimiques contre les manifestants qui protestent devant les bureaux de la police de l’immigration (ICE) à Portland.

Dans son arrêt, consulté par l’AFP, le juge Michael Simon a ordonné aux agents fédéraux de s’abstenir d’utiliser des munitions chimiques pendant au moins 14 jours « à proximité » du bureau de l’ICE de Portland.

Le bâtiment qui abrite l’ICE est devenu un point de ralliement pour les manifestants hostiles à la politique d’immigration de l’administration Trump.

Le magistrat a également interdit aux agents fédéraux de tirer des munitions ou d’utiliser des armes, y compris non létales, sur la tête, le cou ou le torse de quiconque, « à moins que l’agent ne soit légalement contraint d’utiliser la force ».

Une femme de 84 ans blessée à la tête

L’arrêt de 22 pages rappelle que des agents fédéraux ont notamment blessé à la tête une femme de 84 ans avec une « munition à impact chimique » alors « qu’elle tenait pacifiquement une pancarte sur la voie publique », l’obligeant à rentrer chez elle « couverte de sang ». La femme a souffert d’une commotion cérébrale.

Le juge a relaté d’autres incidents semblables, y compris contre des journalistes aspergés de gaz au poivre.

« Dans une république démocratique constitutionnelle qui fonctionne bien, la liberté d’expression, le courageux journalisme d’investigation et la protestation non violente sont permis, respectés et même salués. Dans un régime autoritaire, il n’en est rien. Notre nation est aujourd’hui à la croisée des chemins », a écrit le juge Simon.

Samedi, le maire démocrate de Portland, Keith Wilson avait dénoncé dans un communiqué l’utilisation de « munitions chimiques » contre des manifestants pacifiques.

« La grande majorité des personnes présentes n’enfreignaient aucune loi, ne représentaient aucune menace et ne présentaient aucun danger pour les forces fédérales », avait affirmé le maire, avant d’estimer que les agents fédéraux avaient « perdu toute légitimité » et l’avaient remplacée par « la honte ».

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