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À 51 ans, Catherine Lefèvre n’a pas dit son dernier mot. Une offre d’emploi de magasinier-vendeur s’est présentée au Colruyt de Jambes, CDI à la clé. Trois mois plus tard, c’est signé. « Ça s’est fait très rapidement en fait. J’ai été recontactée d’abord par e-mail puis par téléphone. Et puis tout s’est enclenché très vite. Dans les trois mois, c’était fait. »
Et la dynamique se confirme. En Wallonie, 88.000 projets de recrutement sont déjà annoncés pour 2026, selon le Forem. La moitié en contrat à durée indéterminée.
Des professions pas forcément demandeuses de diplômes
« C’est ce que cherchent nos chercheurs d’emploi, c’est la stabilité dans l’emploi », explique Raymonde Yerna, l’administratrice générale du Forem. « Et la deuxième bonne nouvelle, c’est que les emplois proposés visent des personnes qui ne sont pas nécessairement hyperdiplômées », ajoute-t-elle
De nombreux secteurs sont concernés. Les métiers qui recrutent le plus sont :
- Aide ménager
- Nettoyeur de locaux
- Vendeur en magasin
- Éducateur-accompagnateur
- Infirmier
- Serveur
- Aide familiale
La particularité de cette année se situe au niveau des petites entreprises. « On constate qu’il y a beaucoup de projets d’engagement par des entreprises de moins de 10 personnes, ce qui veut dire que nos TPE (très petites entreprises) sont aussi au rendez-vous du défi de l’emploi », détaille Pierre-Frédéric Nyst, le président de l’Union des Classes Moyennes (UCM).
« Je préfère avoir des messages qui correspondent à une certaine réalité, des messages optimistes, plutôt que cette petite musique de misérabilisme. Je pense qu’on est trop fataliste en Wallonie. Oui, en Wallonie, nous avons des atouts, des atouts pour avancer, pour se développer et pour créer davantage d’activité », se félicite de son côté le ministre wallon de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet (MR).
L’an dernier, plus de 400 000 emplois ont été gérés par le Forem en Wallonie. Un volume qui devrait se maintenir en 2026.















