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Les négociations pour un accord de paix en Ukraine ont repris ce matin à Abou Dhabi. Des discussions entre des représentants Russes, Ukrainiens et Américains pour tenter de trouver une solution à 4 ans de guerre.
Au même moment, la Russie menace de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n’accepte pas ses conditions après des frappes massives dans la nuit de lundi à mardi, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage par un froid glacial.
Ces négociations s’annoncent toujours aussi compliquées. « Il y avait déjà eu un premier cycle à Abou Dhabi les 23 et 24 janvier sans résultat. Depuis, le climat s’est encore détérioré. La veille de l’attaque, Volodymyr Zelensky parlait d’un début de désescalade. Et c’est vrai qu’il y avait eu quelques jours d’un répit relatif à la demande de Donald Trump », concède Chantal Monet, référente international pour RTL info.
Seulement, avec ces frappes, la donne a changé : les Ukrainiens annoncent aujourd’hui un ajustement de leur position sans que l’on sache exactement de quoi il s’agit. À l’heure actuelle, quels sont les gros points de blocage actuels ? « Toujours les mêmes, deux essentiellement, les territoires et les garanties de sécurité. Moscou veut toujours obtenir diplomatiquement le Donbass. Pour l’instant, Moscou ne contrôle que 88 % de cette région ».
De l’autre côté, mes Ukrainiens ne veulent pas retirer leurs soldats car pour eux, cette région minière industrielle est un rempart essentiel contre une invasion plus large. En ce qui concerne les garanties de sécurité, en cas de trêve ou de paix, là, c’est Moscou qui refuse d’en entendre parler parce que Vladimir Poutine ne veut pas voir des soldats occidentaux en Ukraine.
« C’est déjà très compliqué, mais à cela, vous ajoutez la crise iranienne. Le risque, c’est que Donald Trump demande à Vladimir Poutine de l’aider à faire pression sur l’Iran, son allié théorique. Vladimir Poutine pourrait dire ‘OK, très bien, mais en échange, il me faut quelque chose sur l’Ukraine’», analyse Chantal Monet.
Dans ce cas-là, on comprend que ce serait Kiev qui paierait la facture.
















