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Interrogé sur la demande de la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, qui souhaite que les professeurs du supérieur effectuent deux heures de cours supplémentaires par semaine, André Grenier, nouvel administrateur général de Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE), a rappelé qu’il fallait regarder l’ensemble de la charge de travail des enseignants, et pas seulement les périodes face aux étudiants : « Quand j’enseignais, j’avais plus que 20 périodes… mais moins de tâches administratives »
« Je suis enseignant à la base, j’ai enseigné en supérieur », explique-t-il. « Je n’avais pas 20 périodes, ma direction m’en donnait 22. Mais derrière, on ne me demandait pas autant de tâches administratives. Je n’avais pas à rédiger des rapports, ni à participer à des plans de pilotage. »
Pour lui, c’est un point central : le débat sur les « 20 ou 22 périodes face classe » ne peut pas occulter la masse de travail invisible réalisée en dehors des cours.
« Les enseignants ont raison : le travail hors classe est énorme »
« Quand les enseignants disent : attention, nous avons énormément de travail en dehors de la classe, ils ont raison », insiste André Grenier. Selon lui, la responsabilité du pouvoir organisateur est claire : simplifier les tâches administratives et « libérer du temps pour le face-à-face pédagogique ».
« Un enseignant doit être disponible pour les élèves », ajoute-t-il.
Le nouveau patron de WBE insiste sur la mission première du métier : « Qu’est-ce qu’on demande à un enseignant ? D’être disponible pour les élèves, d’être orienté vers les élèves. »
Il assure avoir toujours exercé sa carrière avec cette priorité en tête, quitte à prendre des décisions « pas toujours populaires ». Son objectif, martèle-t-il, est que WBE soit « digne de la confiance » que les parents lui accordent.








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