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Deux énormes poupées gonflables représentant Vladimir Poutine et Donald Trump ont été installées lundi devant le Conseil de l’Union européenne (UE) à Bruxelles par l’ONG Greenpeace. Cette action visait à alerter sur le risque d’un transfert de dépendance énergétique de l’Europe, de la Russie vers les États-Unis, en matière de gaz naturel.




Cette action a été menée le jour où le Conseil de l’UE a formellement approuvé la sortie progressive du gaz russe, après un accord trouvé avec le Parlement européen en décembre dernier, visant à « supprimer progressivement les importations de gaz russe pour assurer la sécurité et l’indépendance énergétiques de l’Europe ».
L’organisation salue cette sortie progressive du gaz russe, mais ne se réjouit pas du changement vers du gaz américain. Elle dénonce lundi une dépendance « dangereuse » dans un communiqué. « Chaque euro dépensé pour le gaz américain renforce le programme autoritaire de Trump dans son pays et ses ambitions impérialistes à l’étranger », estime l’ONG.
Greenpeace exige le retrait définitif de l’engagement à importer pour plus de 750 milliards de dollars d’énergie américaine, principalement du gaz fossile, d’ici à 2028, et l’arrêt immédiat de toutes les négociations relatives à de nouveaux accords d’achat avec les fournisseurs américains de gaz naturel liquéfié (GNL). L’ONG demande en outre des mesures supplémentaires pour réduire la demande européenne en gaz et accélérer la transition vers les énergies renouvelables dans l’UE.
Greenpeace interpelle également le gouvernement belge, alors que le Premier ministre Bart De Wever a récemment défendu l’idée d’une Europe forte et indépendante des États-Unis lors du Forum économique mondial de Davos. L’organisation estime qu’il s’agit d’un beau discours, mais juge que les gouvernements belges sont encore très loin de prendre les mesures nécessaires pour conduire le pays vers une véritable indépendance énergétique, pourtant indispensable, selon l’ONG, pour pouvoir tenir tête à Donald Trump.
















