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Violences dans le quartier nord de Bruxelles: "On a un manque de place structurel en lits psychiatriques", admet Alain Maron

Les récents événements dans le quartier nord de Bruxelles, dans lequel le policier Thomas Monjoie a été poignardé, posent question de la sécurité dans la capitale. Le ministre bruxellois Alain Maron, invité d'Antonio Salimando sur Bel RTL estime que ces problèmes doivent "être gérés par les différentes autorités, y compris par le fédéral".

Pour le ministre, le problème se situe sur la gestion des demandeurs d'asile : "C'est le fait que l'on les laisse à leur sort, qu'on ne s'occupe pas d'eux. Fedasil ne s'occupe pas des demandeurs d'asile, ne les héberge pas, ne les prend pas en charge. Ils sont livrés à leur sort et sont confrontés à des personnes qui vendent de la drogue. Tout ça c'est un mélange explosif", justifie-t-il.

L'homme qui s'était présenté, armé d'un couteau, dans un hôpital d'Anderlecht vendredi, et qui y a proféré des menaces, est décédé. Le suspect a mis le feu à son matelas dans la prison de Saint-Gilles. "Il y a une tension sociale qui découle de la précarité, elle découle de la crise du Covid et de l'augmentation des prix de l'énergie. Ce sont des problématiques liées à la santé mentale. Cela génère des tensions partout, pas seulement à Bruxelles", commente Alain Maron.

Alain Maron, qui est membre du collège de la Commission communautaire française chargé de la Santé, admet qu'il faut travailler sur le soutien psychologique : "On a un manque de place structurel en lits psychiatriques à Bruxelles historiquement qui doit être rattrapé. C'est une compétence fédérale. Au niveau régional, nous avons augmenté les moyens substantiellement des associations qui prennent en charge les thématiques de la santé mentale, mais il faudra continuer et aller plus loin".

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