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Calogero a passé plusieurs années de sa vie en prison. En 2023, il est touché par une très violente rare de dents alors qu’il purgeait au sein de l’établissement pénitentiaire de Jamioulx. Malgré des douleurs insupportables, il reste plus de 3 mois sans aucun soin.
« J’avais une joue énorme, je demandais qu’on m’emmène à l’hôpital, on me le refusait, pas d’hôpital, pas de dentiste. Ce n’est pas la faute des infirmières qui font bien le travail, c’est simplement un manque d’effectif. On ne peut pas laisser les gens ainsi », déplore cet ancien détenu.
Brenda, elle, va rendre visite à son compagnon qui est en détention préventive à la prison de Jamioulx. À 25 ans, il est touché par une maladie qui affecte ses reins et qui provoque d’importantes douleurs, la jeune femme s’inquiète et elle évoque une prise en charge insuffisante. « Hier, il nous a appelés en pleurant, on le laisse avoir mal dans sa cellule, il crache du sang. On lui dit qu’il fait de la comédie. Il n’a que 24 ans », explique cette compagne de détenu.
Giuseppina a été agent pénitentiaire durant 7 ans, elle a travaillé dans plusieurs établissements. Selon elle, la surpopulation carcérale est incompatible avec un accompagnement de qualité. « C’était déjà comme ça, on les prenait moins en compte, on laissait les détenus comme ça, et encore plus maintenant ».
Pour la vice-présidente de la commission de surveillance de Jamioulx, le minimum des soins de santé est garanti dans les prisons du royaume même si la situation est tendue sur le terrain. « Dans les commissions de surveillance, il y a un médecin alerté chaque fois qu’il y a un problème, et qui ne constate pas de lacunes du personnel médical. Cela pourrait être mieux, qu’il y ait plus de suivi c’est certain, mais chaque direction essaie de faire de son mieux pour organiser des soins dignes de ce nom ».
La problématique est encore plus aiguë, au niveau des soins qui concerne la santé mentale.
















