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Saluts nazis, insultes racistes et homophobes : une enquête ouverte après la marche en hommage à Quentin

par RTL info avec AFP
« On est chez nous » : quelques milliers de personnes ont défilé samedi à Lyon en hommage au militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, une démonstration de force de l’ultradroite où ont fusé les slogans « antifas assassins, LFI complice », sous les yeux éberlués de passants inquiets.

La préfecture du Rhône a annoncé samedi qu’elle comptait saisir la justice au sujet de saluts nazis ainsi que d’insultes racistes et homophobes détectés à Lyon pendant l’hommage au militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque.

Ces gestes et déclarations ont été repérés sur des vidéos de la marche, mises en ligne sur les réseaux sociaux, a précisé un porte-parole de la préfecture. « Deux personnes au moins » ont été vues faire des saluts nazis, a-t-il dit.

« Conformément aux instructions du ministre de l’Intérieur », la préfète Fabienne Buccio signalera « au procureur de la République tous les gestes et propos répréhensibles » détectés, a-t-il ajouté.

Vives réactions

« Comment le ministre de l’Intérieur et la préfecture ont pu autoriser une manifestation dans laquelle on fait des saluts nazis et on scande des slogans homophobes ? », s’est interrogé sur X le coordinateur de LFI, Manuel Bompard en relayant une vidéo montrant un participant de la marche en faire un à trois reprises.

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« Ces actes sont contraires aux valeurs humanistes de Lyon, capitale de la Résistance », a réagi dans un communiqué le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet.

« La Ville de Lyon collabore, notamment via ses images de vidéosurveillance, pour que chaque auteur soit identifié et traduit en justice », a-t-il ajouté.

« Si jamais il y en a eu, je les condamne fermement », a souligné auprès de l’AFP Aliette Espieux, ancienne porte-parole d’une association anti-avortement et organisatrice de la marche.

Plus de 3.000 personnes ont défilé dans le calme

Environ 3.200 personnes ont marché dans l’après-midi jusqu’au lieu où le jeune homme de 23 ans a été roué de coups, le 12 février, par des militants d’ultragauche, avant de succomber.

Le cortège, qui comptait de nombreux militants d’ultradroite dans ses rangs, a défilé dans le calme sous la surveillance d’un important dispositif policier.

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