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La quantité de pluie qui est tombée en Belgique durant le mois de février n’est pas sans conséquence. À Rochefort, en région namuroise, les réservoirs se remplissent d’eau ces derniers jours.
Étienne Dubois est brigadier au Service des eaux de Rochefort. Il explique en quoi ces pluies impactent positivement la commune en ce début d’année : « On avait un puits d’appoint avant les pluies. Et on a pu se permettre de l’arrêter, parce qu’on a atteint des niveaux, que ce soit dans le réservoir d’ici à Rochefort, ou des autres villages, qui sont tout à fait corrects. »
Des niveaux qui restent insuffisants
Mais attention, prévient le bourgmestre de la ville. Pour l’instant, les niveaux observés dans les nappes phréatiques souterraines ne permettent pas de garantir un approvisionnement en eau optimal dans les prochains mois. « On devrait déjà être rempli à cette période. Chose qui n’est pas encore arrivée, donc on attend encore quelques pluies pour pouvoir nous permettre d’être rassurés pour la saison estivale », déclare Julien Defaux (MR), bourgmestre de Rochefort.
La hausse des niveaux varie selon la nature du sol, et la profondeur des nappes. En ce moment, ils remontent plus vite par exemple en Centre-Ardenne, dans la région de la Calestienne et dans le Condroz.
« Une année 2024 pourtant très humide »
Les sources d’eau se remplissent, alimentées par la pluie, mais aussi par la neige qui fond. Mais sans atteindre jusqu’à présent les normales de saison en Wallonie.
« On a eu une année 2024 pourtant très humide, mais depuis mars et jusqu’à janvier dernier, ça a été relativement sec, donc les niveaux des nappes ont vraiment sensiblement baissé », constate Nicolas Yernaux, porte-parole du service public de Wallonie.
En effet, les nappes phréatiques peinent à se remettre de la sécheresse de l’an dernier. Un constat que confirme l’intercommunale INASEP, qui alimente en eau 10 communes, ce qui représente quelque 40.000 ménages.
De la pluie, mais pas trop de pluie
« Il faut qu’il y ait suffisamment de pluie jusqu’au printemps », explique Didier Hellin, directeur général de l’intercommunale INASEP. Mais ce dernier nuance son propos : « Mais il ne faut pas non plus de pluie trop intense. Vous voyez bien qu’en Bretagne où les sols sont saturés, ça ne recharge plus les nappes parce que l’eau s’en va tout simplement dans les cours d’eau. Donc il faut finalement une pluie qui permette la percolation de l’eau dans les sols », conclut-il donc.
« Il faudra faire le point fin mars parce que sinon, effectivement, on peut s’attendre à avoir dans certaines communes des difficultés comme on les connaît parfois pendant l’été suite à ces sécheresses répétées », prévient quant à lui Nicolas Yernaux.
Des sécheresses estivales qui s’accompagnent parfois de restrictions de consommation d’eau imposées aux habitants. C’est d’ailleurs régulièrement le cas, notamment dans la commune de Rochefort.
















