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La macabre découverte faite à Aywaille pourrait être l’œuvre d’un loup : « Ils sont en phase de dispersion »

Par RTL info avec Vincent Jamoulle et David Muller
Dans une prairie d’Aywaille, un chevreuil a été découvert mort. Une attaque de loup est suspectée, mais les analyses sont en cours.

Un chevreuil a été retrouvé sans vie dans une prairie située à Aywaille, non loin des habitations et à proximité de l’école communale de Remouchant. Le corps de l’animal, mutilé, avec la tête coupée et la chair consommée, a été découvert par Jérôme Gilbert, un résident de la région, qui s’est rapidement inquiété de la situation inhabituelle.

« Je ne veux pas en faire tout un plat non plus, mais on est quand même proche d’une école, l’école communale de Remouchant, ici à 250 mètres, donc que ce soit un loup, un renard ou autre, je trouvais ça un peu bizarre », détaille notre témoin.

Une enquête en cours

Des empreintes détectées dans la neige autour de la carcasse évoquent une possible implication d’un loup. Pour résoudre ce mystère, la division ‘Nature et forêt’ du SPW a été sollicitée afin de prélever des échantillons de salive sur les restes de l’animal. Les analyses de ces prélèvements devraient permettre d’identifier l’animal à l’origine de cette attaque.

Malgré une certaine inquiétude parmi les habitants, les experts estiment qu’il n’est pas improbable de voir des loups circuler dans cette zone. « Il n’est pas du tout impossible que du loup circule dans cette région. En fait, on n’a pas de connaissances de loups qui soient installés du côté d’Aywaille. Par contre, c’est une saison importante pour les déplacements des jeunes loups qui sont en phase de dispersion », explique Alain Licoppe, coordinateur du réseau Loup du Service Public de Wallonie.

Jusqu’à 50 loups à partir de cet été ?

Depuis 2016, les observations de loups en Wallonie sont méticuleusement répertoriées. Sur les 90 cas enregistrés jusqu’à présent, 47 confirment la présence du prédateur, tandis que 31 sont considérés comme douteux, et 12 cas restent en cours de vérification. Ces données reflètent la réapparition progressive du loup dans la région.

Historiquement, le territoire préféré des loups en Belgique se trouve dans les Hautes Fagnes, mais leur extension semble en cours, portée par les jeunes spécimens en dispersion. « On s’attend à avoir de la reproduction en 2026 dans au maximum 5 territoires. Ça veut dire que si on se projette, on peut atteindre une cinquantaine de loups dans l’été 2026 », précise Alain Licoppe.

Rappelons néanmoins que le loup, bien qu’il soit toujours associé à une certaine crainte, est un animal qui évite les interactions avec les humains et préfère garder ses distances.

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