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Blocage de Bruxelles, remplacement des politiques: des membres d'Extinction Rebellion dévoilent les projets du mouvement

Jean-Christophe Laming et Cécile Hubert, membres d'Extinction Rebellion, étaient ce matin sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche". L'occasion de revenir sur leur arrestation le weekend dernier et de définir un peu plus en détails le futur de ce mouvement.

Le weekend dernier, le mouvement citoyen Extinction Rebellion se montrait dans les rues de Bruxelles. Leur objectif ? Sensibiliser la population à l'urgence climatique. Une manifestation qui a ensuite dégénéré, la police intervenant contre de nombreux manifestants, accusés, notamment, d'avoir bloqué les trams de la Stib.

Mais quelles sont les intentions de ce mouvement ? Quel est l'objectif et, surtout, jusqu'où iront-ils pour porter leurs idées ? Jean-Christophe Laming, interpellé samedi dernier et gazé par la police, a tenu à apporter quelques précisions. Selon lui, Extinction Rebellion est prêt à aller jusqu'à forcer son chemin au coeur de notre démocratie. "Il est évident qu'à l'heure actuelle, les gouvernements, les politiciens, doivent prendre leur responsabilité par rapport à la crise en cours et qui va ne faire que s'amplifier", précise le jeune homme. "S'ils ne le font pas, ils nous obligent, de facto, à les remplacer. C'est une question de survie pour l'humanité, ce n'est plus une question de petits jeux politiciens. Moi je veux défendre la vie sur terre. Il y a urgence et c'est pour cela qu'il faut passer au-dessus du cadre des manifestations", a-t-il précisé.

Selon certaines sources, pour se faire entendre, le mouvement citoyen pourrait aller jusqu'à bloquer la capitale au mois d'avril. Une possibilité confirmée par Cécile Hubert. "Oui c'est effectivement peut-être un de nos objectifs", regrette-t-elle sur notre plateau. "Parce que c'est la seule chose qu'il nous reste comme moyen d'action. Le système politique actuel n'est pas apte à répondre aux urgences. On estime qu'il faut mettre en place une assemblée citoyenne qui soit accompagnée d'experts et qui soit juridiquement contraignante", a-t-elle ensuite précisé.

Des critiques sur les conditions de détention

Les deux membres invités sur le plateau font partie des centaines de manifestants arrêtés le weekend dernier. Ensemble, ils ont tenu à tirer la sonnette d'alarme quant aux conditions de détention des personnes interpellées. "Je suis restée quatre heures sur la place, encore une heure après dans le commissariat. Sans pouvoir manger, boire ou aller à la toilette", nous explique Cécile Hubert, qui explique avoir été arrosée par la police.

De son côté, Jean-Christophe Laming affirme avoir été privé de certains besoins primaires. "On réclamait pour aller aux toilettes, on n'avait pas le droit. On a eu une petite bouteille d'eau et une petite gaufre pour 7 ou 8 heures de détention", a-t-il détaillé. "On disait qu'on avait faim, les gardiens ne nous écoutaient pas. Il faisait très froid dans la cellule, on manquait d'air", a-t-il ensuite précisé.

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