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Mohamed, 6 ans, peut désormais courir comme ses camarades grâce à une prothèse fournie par une association

Mohamed, un petit Schaerbeekois de 6 ans, a pu courir comme ses camarades de classe pour la première fois aujourd'hui, et ce grâce à sa nouvelle prothèse. Cette dernière coûte très cher, mais la sienne a été offerte grâce à la mobilisation d'une association, dont nous avions relayé l’appel le mois dernier. Mélanie Renda et Pascal Noriega ont été rencontrer Mohamed pour le RTL INFO 19H.

C’est le genre de rencontre qui change une vie: celle de Mohamed avec sa nouvelle prothèse. Courir comme les autres enfants, jusqu’à aujourd’hui, ce n’était qu’un rêve pour le garçon de 6 ans. "Ma nouvelle prothèse est bien, je la trouve jolie", estime-t-il.

Et dès les premiers pas, Mohammed se lance tel un champion paralympique. "Elle est très rapide, et accélère très vite", dit-il après un petit sprint devant nos caméras.



"Comme les mutualités ne remboursaient pas ça pour les enfants, j’ai voulu moi prendre ça en charge"

Le petit garçon est né avec une malformation à la jambe gauche. Jusqu’à présent il ne connaissait que la prothèse de marche. Puis il a rencontré Cédric Lescut, qui a lui aussi perdu une jambe. Ce golfeur professionnel, ambassadeur du projet Android34, explique: "Le sport a été vraiment le vecteur de reconstruction dans mon cas, j’ai eu un accident de moto. Comme les mutualités ne remboursaient pas ça pour les enfants, j’ai voulu moi prendre ça en charge".

Il y a quelques semaines, Cédric lançait un appel pour offrir des prothèses sportives aux enfants handicapés.

Mohamed est l’un de ces enfants qui ont bénéficié des prothèses fournies par l'ASBL. Il y a encore quelques semaines, sautiller, sprinter, c’était inenvisageable. Cette prothèse coûtait trop cher pour ses parents, environ 7.000 euros. "Avec mes moyens, je n’arrive pas à pays de les deux prothèses, ou une prothèse de sport", explique son papa.


La lame renouvelée une fois par an aux frais de l'association

La lame de carbone devra être renouvelée durant la croissance de l’enfant, environ une fois par an, et cela sera aux frais de l’association. "Le fait d’avoir cette orientation, cette inclinaison, le fait que l’enfant pose son pied par terre, ça va créer une énergie de restitution, et donner un petit peu l’impulsion d’une cheville, qu’on n’a plus quand on a une jambe en moins", détaille Cédric Lescut.



"Merci à tout le monde de me donner une chance comme ça dans ma vie"

Sa nouvelle prothèse, Mohamed l’a déjà adoptée. Car dès la naissance le garçon a appris à vivre avec son handicap, avec courage et déjà une grande maturité. "Merci à tout le monde de me donner une chance comme ça dans ma vie", dit-il.


 

Mohamed fait partie des 15 jeunes déjà équipés. 25 autres recevront bientôt leur lame. Un nouveau départ, pour jouer comme n’importe quel autre enfant.

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