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Le directeur du Spiroudome de Charleroi réagit suite aux incidents: "On a vu partir des familles avec des enfants en pleurs"

Spiroudome, CHARLEROI, Tel Aviv

Le match de basket qui opposait le Spirou de Charleroi et l'Hapoel Tel Aviv a dû être interrompu hier soir, suite à des débordements dans les tribunes. Deux policiers ont été légèrement blessés lors de la bagarre, et un supporter a été arrêté administrativement. Eric Schonbrodt, le directeur général du Spiroudome de Charleroi assure pourtant que toutes les mesures de sécurité nécessaires étaient pourtant prises. Il espère ne jamais devoir renforcer les dispositifs.

Tristesse et désolation étaient les sentiments du directeur général du Spiroudome de Charleroi ce mardi. Eric Schonbrodt a répondu aux questions d'Olivier Schoonejans, en direct depuis Charleroi, pour le RTLInfo 13 heures.


Olivier Schoonejans: Est-ce que les mesures de sécurité étaient suffisantes hier soir ?

Eric Schonbrodt: Le club existe depuis plus de 30 ans, et on n’a jamais connu pareille situation. Donc c’est la preuve que c’est vraiment un caractère exceptionnel et que j’espère ne jamais revoir. Les mesures de sécurité étaient exceptionnelles. C’était un match à haut risque. Il y a eu des réunions avec les forces de l’ordre belges, avec les forces de l’ordre israéliennes, et on a mis toutes les mesures en place pour que le match se déroule dans de bonnes conditions. Mais le basket reste le basket. C’est un sport convivial, où les supporters se mélangent, où les supporters ont des moments de partage entre les deux communautés qui s’affrontent. Et je pense que ça, il ne faut surtout pas remettre cela en cause aujourd’hui.



O.S.: Vous n’avez pas l’intention de prendre des mesures de sécurité supplémentaires à l’avenir, pour vous ce n’est pas nécessaire ?

E.S.: J’espère que ça ne le sera jamais. Ça reste un événement dramatique. Aujourd’hui, on est plutôt désolés, tristes, parce qu’on a vu partir des familles avec des enfants en pleurs. Demain, on a encore un match, le deuxième tour de la Champions League, où on invite tous les fans de basket à venir voir le match gratuitement. Et on veut continuer à défendre ces valeurs de sport, qui sont différentes d’un autre sport, qui sont la convivialité et les moments de partage. J’espère ne jamais devoir arriver à dire qu’on va devoir grillager, encadrer des supporters, pour une bande d’énergumènes qui sont venus une fois lors d’un match de Champions League.


O.S.: Selon nos informations, des ultras du Standard ont fait partie des fauteurs de trouble. Vous n’avez pas peur que la violence qu’on voit parfois dans le foot ne s’exporte artificiellement chez vous ?

E.S.: Hier, on a vu qu’il y avait un risque. Mais je répète encore une fois que c’est parti des supporters de l’Hapoel Tel Aviv. Je ne suis pas la police. D’ailleurs, je remercie surtout les forces de l’ordre, les stewards qui ont joué un rôle extraordinaire hier, dans des circonstances compliquées, et le staff. Mais par rapport à des mesures éventuelles, encore une fois, je pense que non. Et nous allons tout faire, bien sûr, en termes de billetterie. On se posera les questions d’usage. Mais j’espère vraiment ne pas en arriver là. Et quand j’entends la réaction du club des supporters du Standard, je suis content de l’entendre, je pense que chaque sport doit rester dans son giron. Et chez nous aujourd’hui, je ne sais pas vous dire combien il y avait exactement de supporters. Et est-ce que c’étaient des supporters ? En effet, il y a des autocollants, mais j’aurais pu également mettre des autocollants. C’est parti du noyau dur de l’Hapoel Tel Aviv ce problème, d’une centaine de fauteurs de trouble, point à la ligne.

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