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Avant de monter sur scène, Manon Lepomme a été professeure d’anglais et de néerlandais pendant trois ans à l’Athénée d’Alleur. « Ce n’est pas tant, mais j’ai adoré. On rigolait bien, j’étais dans une super école avec une super équipe. On s’amusait beaucoup », se souvient-elle.
Chez les Lepomme, l’enseignement est une affaire de famille : sa maman était institutrice, son papa directeur d’école primaire, sa sœur et plusieurs proches sont aussi enseignants. « C’est comme les dynasties de ministres… sauf qu’on n’a pas de voiture de fonction », lance-t-elle en riant.
Pourtant, ce choix de carrière ne lui a jamais été imposé. « Mes parents m’avaient même dit : ‘Ne fais jamais ça.’ Alors qu’ils adoraient leur métier », confie-t-elle. Ce qu’elle voulait vraiment, depuis toujours, c’était être comédienne. Mais elle a pu concilier les deux pendant un temps : « J’ai eu la possibilité d’être prof, et en même temps, j’ai commencé à jouer mon tout premier spectacle en 2012. »
Un métier ne se résume pas à ses congés
Quand Benjamin Maréchal lui parle des nombreux congés dans l’enseignement, Manon Lepomme réagit tout de suite : « Un métier ne se résume pas à ses congés. Franchement, ceux qui disent ça n’ont jamais mis les pieds dans une classe ! »
Elle rappelle que les vacances ne sont pas toujours du repos : « On travaille pendant les congés, il y a plein de choses à préparer. Et parfois, on part en voyage scolaire. »
On sous-estime le travail des enseignants
Très engagée, Manon Lepomme n’hésite pas à prendre position. Depuis petite, elle accompagne ses parents dans les manifestations. « J’en ai fait enfant, j’en ai refait en tant que prof, et j’en fais encore aujourd’hui », confie-t-elle.
Elle évoque notamment son interpellation de la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, sur les conditions de travail : « Dire à des enseignants qu’ils vont devoir bosser deux heures de plus, sans être payés davantage, c’est fou. Et ce ne sont pas deux heures au sens strict : avec la préparation, c’est facilement quatre heures. »
Elle pointe aussi les différences entre les niveaux d’enseignement : « En 1re, 2e, 3e secondaire, on donne 24 ou 22 heures. En 4e, 5e, 6e, c’est 20 ou 22 heures, mais ils sont mieux payés. Du coup, ça divise les profs. Et ça, je déteste. »
Pour elle, le message est clair : « Franchement, l’enseignement, c’est tellement important dans une société. On ne s’en rend pas compte. »
Retrouvez l’émission de Benjamin Maréchal, « Ils mériteraient d’être dans le journal », en streaming sur RTL play et du lundi au vendredi, de 8h30 à 10h, en direct sur bel RTL.

















