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La célèbre émission culinaire revient avec une formule entièrement repensée. Cette année, la compétition quitte les cuisines emblématiques du programme pour partir sur les routes. Chaque semaine, les candidats cuisineront dans un lieu différent, parfois impressionnant : au sommet du glacier de la Grande Motte à Tignes, à plus de 3.000 mètres d’altitude, sur la plage du Touquet, à l’Abbaye de Collonges en hommage à Paul Bocuse, dans un marché de street food ou encore au château de Fontainebleau.
Le jury, composé d’Hélène Darroze, Philippe Etchebest, Stéphanie Le Quellec, Paul Pairet et Glenn Viel, reste inchangé. Mais les chefs ne coacheront plus de brigades : ils deviennent de simples jurés, sans lien direct avec les candidats.

Malgré ces changements, certaines épreuves emblématiques resteront bien présentes, comme la Boîte noire, la guerre des restos ou encore « Qui peut battre… ». De nouveaux défis pâtissiers, avec Christophe Michalak et Yann Couvreur, viendront également pimenter la saison.
À l’occasion de ce retour très attendu, nous avons rencontré l’animateur de l’émission, Stéphane Rotenberg.
RTL info : Cette 17e saison de Top Chef s’annonce totalement inédite. Qu’est-ce qui va changer ?
Stéphane Rotenberg : Déjà, on n’est plus dans les fameuses cuisines de Top Chef. Le concours devient itinérant : chaque semaine, on sera dans un endroit différent, en extérieur. Pour nous, c’est vraiment une révolution. Pour les candidats, ce n’est vraiment pas évident parce qu’il faut s’adapter en permanence. Ça rend le concours plus difficile, mais le but reste le même : trouver le ou la meilleure de la saison. Il n’y a plus non plus de chefs de brigade. Les membres du jury restent jurés mais ils ne coachent plus les candidats. Il peut y avoir un peu plus de ratages, mais ça donne aussi encore plus de valeur à la réussite.
Vous êtes aux premières loges pour voir les émotions des candidats. Est-ce que vous intervenez parfois quand un candidat traverse un moment difficile ?
On discute pas mal en off, un peu moins au début où je les laisse rentrer dans leur truc. Et puis après, forcément, on se connaît mieux donc on parle davantage. Par exemple, dans la guerre des restos, il y a un restaurant qui n’ouvre pas. Ils bossent pendant 48 heures et ils veulent ouvrir leur restaurant… et finalement ils n’ouvrent pas. Leur cuisine n’est même pas dégustée. Ça, c’est l’une des pires déceptions de la saison. Donc je vais toujours voir le restaurant qui n’ouvre pas. Ça m’arrive aussi de faire un petit clin d’œil pour féliciter un candidat. L’avantage, c’est que je ne juge pas, donc je n’ai pas de rapport d’autorité avec eux. Mais il faut aussi les laisser dans leur concours. C’est un équilibre subtil.
Est-ce que vous goûtez les plats des candidats ?
Je goûte quasiment à tout. En extérieur, c’est un peu plus compliqué parce que les plats partent très vite, mais j’adore goûter. Je fais aussi mon petit pronostic avec la régie en disant ce que j’en pense. C’est un petit jeu avec toute l’équipe. Par contre pendant la finale, je ne goûte pas parce que c’est souvent trop compliqué, et pendant la guerre des restos non plus parce que ça se termine vers cinq heures du matin. Mais sinon, je pense que je goûte environ 80 % des plats du concours.
Dans Top Chef, les favoris du début vont-ils toujours loin dans le concours ?
Dans Top Chef, le concours est tellement compliqué qu’il y a toujours des surprises. Sur le papier, ceux qui travaillent dans de très grandes maisons étoilées peuvent sembler favoris par rapport à ceux qui ont un bistrot. Mais la hiérarchie est souvent bousculée. Les résultats des premières épreuves ne sont pas forcément ceux de la fin. C’est un concours à surprises permanentes, et c’est ça qui est génial.
Les candidats belges se distinguent souvent dans l’émission. Certains vous ont-ils particulièrement marqué ?
Arnaud Delvenne, c’est un peu mon chouchou. J’adore aussi Jean-Philippe Watteyne et beaucoup d’autres. Arnaud a eu un parcours incroyable dans Top Chef. C’est une personnalité géniale, un type très attachant. Ce qui est génial avec les candidats belges, c’est qu’il y a toujours une forte identité culinaire. Il y a un terroir très marqué, proche du nord de la France, mais aussi beaucoup de créativité. Et puis il y a souvent des personnalités singulières.
Et vous, vous avez du talent en cuisine ?
Aucun talent en cuisine, aucun ! Je sais surtout manger, et ça c’est déjà un avantage. J’adore manger dans mes restaurants ou dans ceux de mes amis chefs. Avec le temps, le palais se forme forcément.
Les chefs ne vous ont jamais donné de cours ?
Je sais faire à manger parce que quand on a une famille, il faut bien cuisiner un peu. Mais maintenant ma fille est grande et je mange beaucoup au restaurant. Chez moi, je suis rarement à la maison pour dîner. C’est un des privilèges du métier.
Retrouvez le premier épisode de Top Chef dès maintenant en streaming sur RTL play, et à partir de ce lundi 9 mars à 20h30 sur RTL tvi.
















