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Le Racing 92 ne veut pas entrer dans le jeu des quatre remplacements supplémentaires sur blessure afin de ne pas s'habituer à cette nouvelle règle instaurée dans le Top 14 mais dont l'application suscite des critiques, a expliqué l'entraîneur des avants du club Laurent Travers.
"Il y a une règle, il faut qu'elle soit appliquée", a commencé le technicien, interrogé par l'AFP sur l'instauration d'éventuelles sanctions pour éviter que les équipes ne camouflent des changements tactiques en changements sur blessure.
"Il nous arrivera peut-être de le faire", a admis Travers. "Mais nous, on essaye de ne pas trop rentrer dans ce jeu-là parce qu'au niveau de la Coupe d'Europe, on ne pourra pas l'appliquer. Il faut faire attention de ne pas s'habituer à aller dans ce sens-là."
La Ligue nationale de rugby (LNR) et la Fédération (FFR) ont obtenu de World Rugby de pouvoir expérimenter cette mesure cette saison afin de voir si elle permet de limiter les blessures. La mesure ne vaut donc ni pour la Coupe d'Europe, ni pour les tests internationaux.
Pour autant, impossible de faire une distinction entre vraies et fausses blessures, estime Travers. "Je ne suis pas médecin. Les gens qui sont sur le bord (du terrain) ne sont pas médecins. Un joueur peut avoir une gastro-entérite, n'importe quoi qui ne peut pas être constaté. S'il est faible, s'il est fatigué, il y a aussi un risque de blessure," a-t-il avancé.
"Prenez le cas d'un joueur qui a des crampes, ou une contracture. Il ne peut pas finir le match. Il faut qu'on dise à nos joueurs: +Sors en boitant+? C'est hors de question. Il y a des joueurs que j'ai vu sortir et dont on pense qu'ils ne sont pas blessés, mais le week-end d'après ils ne jouaient pas parce qu'ils étaient vraiment blessés," a ajouté l'entraîneur du Racing.
La commission de discipline de la LNR a décidé mercredi de ne pas donner suite à la réclamation portée par le président de l'Union Bordeaux-Bègles Laurent Marti, qui accusait l'encadrement de Montpellier d'avoir détourné la règle en remplaçant Yvan Reilhac par François Steyn, lors du match nul (9-9) entre les deux clubs, alors que le premier n'était pas blessé.
"La règle a été correctement appliquée lors de ladite rencontre", a estimé la commission. L'encadrement de Montpellier avait justifié ce changement par une suspicion de commotion cérébrale concernant Reilhac, entré en jeu quelques minutes auparavant à la place de Steyn.